Economie

En RDC, des sociétés pétrolières en grève pour protester contre le prix de l’essence

Une station-service à Kinshasa, en 2017.

La grève des sociétés pétrolières a été largement observée, jeudi 6 août, dans plusieurs villes du sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), provoquant la fermeture de stations-service, a-t-on appris de sources concordantes. « Tous les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont respecté le mot d’ordre de grève. Aucune station de distribution de carburant n’a fonctionné dans plusieurs villes : Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et Kolwezi », a déclaré à l’AFP Patrick Muland, vice-président de la section FEC de la province du Haut-Katanga.

Les sociétés pétrolières en grève assurent que le prix de vente actuellement appliqué dans leur zone « décapitalise leurs entreprises au point qu’elles ne sont plus en mesure de renouveler leurs stocks » et dénoncent des disparités de traitement. A Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans la région minière du Katanga, le prix de l’essence à la pompe est fixé à 1 390 francs congolais (0,58 euro) depuis mai, alors qu’à Kinshasa le prix du litre est de 1 995 francs congolais.

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A Lubumbashi, capitale provinciale, toutes les stations-service étaient fermées et des attroupements s’étaient formés pour attendre un moyen de transport en commun. « J’ai marché cinq kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail à cause de la fermeture des stations-service », a déclaré à l’AFP Umba Ilunga, un habitant de Likasi, joint au téléphone. « Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé les sociétés pétrolières aller en grève au lieu d’anticiper en négociant avec elles ? Pour cinq litres d’essence, j’ai dû payer 10 000 francs congolais au lieu de 6 000 mercredi », a réagi Kayembe Mwangal, un chauffeur de taxi de Kolwezi, très remonté.

La ministre congolaise de l’économie, Acacias Babundola, a invité « les pétroliers du sud à faire montre d’un esprit patriotique et d’un sens élevé de responsabilité » afin d’obtenir la révision du prix du litre, « dans un esprit de concertation et pour l’intérêt de tous ».

Le Monde avec AFP


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