Economie

Jean Castex annonce 80 millions d’euros d’aides supplémentaires aux viticulteurs français

Le vignoble du château de Chambord pendant les vendanges, en septembre 2019.

Durement frappés par les conséquences de la crise du coronavirus, les viticulteurs vont bénéficier de 80 millions d’euros d’aides supplémentaires, a annoncé mercredi 5 août le premier ministre, Jean Castex, lors d’une visite à Sancerre.

Cette enveloppe s’ajoute au plan d’aides de 170 millions d’euros débloqué en mai par le précédent gouvernement. « J’ai demandé à ce que ces aides puissent être distribuées le plus rapidement possible car les besoins en trésorerie sont forts », a ajouté le premier ministre.

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Sans entrer dans le détail, M. Castex a précisé que ces aides seraient destinées à améliorer le stockage des surplus et accroître la distillation des invendus. « Dans tous les cas, nous avons fait le choix évidemment de permettre à ces entreprises de passer cette crise dans les meilleures conditions possibles », a assuré M. Castex, qui venait d’échanger avec des professionnels locaux à la Maison des vins de Sancerre.

« La qualité, la qualité, la qualité »

Le premier ministre s’était rendu auparavant dans un autre domaine du Cher, sur une exploitation bio à Menetou-Salon. « La qualité, la qualité, la qualité, c’est ça qui est le fer de lance de notre viticulture, il faut encourager la qualité », a-t-il plaidé. « Il faut encourager les politiques de filière pour se préparer à cette transition environnementale », a aussi souligné M. Castex en promettant un « accompagnement de l’Etat ».

Au total, les viticulteurs estiment que la crise sanitaire a engendré un manque à gagner d’au moins 1,5 milliard d’euros en raison de la mise à l’arrêt des bars, restaurants, rassemblements festifs et du tourisme. A la crise liée au nouveau coronavirus s’ajoute aussi l’effet des sanctions américaines prononcées en octobre 2019 sur les vins de moins de 14°(hors vins à bulles), en représailles à un différend commercial entre Airbus et Boeing. Depuis cette date, toute bouteille de bordeaux, de bourgogne ou de rosé de Provence se voit taxée à hauteur de 25 % à l’entrée du marché nord-américain.

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Le Monde avec AFP


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