Economie

comment fonctionnent les certificats à effet de levier pour maximiser ses gains… ou se protéger contre les baisses

Les certificats sur le CAC 40 sont ceux qui rencontrent le plus de succès, mais il existe aussi des produits sur d’autres indices comme ceux de Wall Street (photo).

Gagner 10 % quand le CAC 40 finit la séance en hausse de 1 %. Ou doubler sa mise quand ce même indice recule de 1 %. C’est possible grâce aux produits de Bourse à effet de levier.

Cette famille regroupe des outils très techniques comme les « warrants » et les « turbos », mais aussi les certificats à effet de levier, d’un maniement plus simple. Leur mission est claire : les certificats « leverage » répliquent la performance quotidienne d’un indice en la démultipliant par un levier fixe, généralement compris entre 2 et 15 ; de leur côté, les certificats « short » fonctionnent de façon identique mais dans le sens opposé de l’indice.

Les certificats sur le CAC 40 sont ceux qui rencontrent le plus de succès, mais il existe aussi des produits sur d’autres indices comme le DAX allemand, le Nasdaq 100, le SP 500 et le DJ américains, sur de grandes actions comme Axa, Renault, Carrefour ou Orange ou encore sur l’or, le pétrole ou certaines paires de devises.

« Les investisseurs utilisent les certificats à levier pour dynamiser la performance de leur portefeuille ou pour le couvrir contre un risque de baisse », résume Falko Wesemann, responsable des produits de Bourse de BNP Paribas.

Ces produits permettent ainsi de réaliser des gains y compris lorsque les marchés évoluent sans tendance nette. L’effet de levier permet aussi de se protéger des baisses. Certains investisseurs achètent ainsi des certificats « short » sur un titre qu’ils détiennent avant la publication des résultats, dont ils craignent qu’ils ne fassent chuter le titre, afin de compenser la baisse de leur portefeuille.

Lire aussi « La politique compte pour les investisseurs »

Tout commence par le choix du produit adéquat, ce qui nécessite de définir clairement un scénario de marché, à la hausse ou à la baisse, sur un indice ou un titre. « Il faut adapter le levier à l’horizon d’investissement de ce scénario. Ainsi, les certificats dont le levier est de l’ordre de 10 à 15 ont vocation à être utilisés au cours d’une même séance boursière, ou durant quelques jours, tandis que la détention peut être plus longue pour un produit ayant un levier bien inférieur, de l’ordre de 2 à 3 par exemple », indique Didier Imbert, responsable des produits de Bourse Europe chez Société générale CIB.

Mécanisme complexe

Attention, le mécanisme de l’effet de levier peut sembler simple, mais il est en réalité plus complexe qu’il n’y paraît : le levier étant quotidien, la performance d’un certificat X5 sur plusieurs jours ne correspond pas à cinq fois la performance de l’indice sur la période. Plus la volatilité de l’indice est élevée, plus l’écart se creuse.

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