Santé

60 % des premiers cas identifiés sont liés à un voyage en Italie, en Chine et en Iran


La propagation du coronavirus dans le monde demeure mystérieuse et complexe. Mais une étude a remonté le fil d’Ariane et met en évidence que, en dehors de la Chine continentale, près des deux tiers des premiers cas identifiés de Covid-19 revenaient d’un voyage en Italie, en Chine ou en Iran.

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D’après cette étude parue dans The Lancet Infectious Diseases, les trois quarts (75 sur 99) des pays touchés en dehors de la Chine continentale ont signalé leur premier cas de Covid-19 chez des personnes ayant récemment voyagé dans l’un des pays les plus touchés au début de la pandémie.

Les cas de Covid-19 signalés entre le 31 décembre 2019 et le 10 mars 2020 (soit avant le début de la pandémie) ont été identifiés quotidiennement à partir de sites web officiels, de communiqués de presse, de transcriptions de conférences de presse et de flux de réseaux sociaux émanant de ministères nationaux de Santé ou d’autres agences gouvernementales.

Les deux tiers des premiers cas sont liés à un voyage

Parmi les premiers cas signalés dans chacun des 99 pays touchés en dehors de la Chine continentale, près des deux tiers de ces premiers cas étaient liés à un voyage en Italie (27 %), en Chine (22 %) ou en Iran (11 %). Chez les cas pour lesquels des informations sur l’âge étaient disponibles, la plupart concernaient des adultes âgés de 18 ans et plus.

« Bien qu’il y ait eu de nombreux clusters dans les ménages parmi les premiers cas, ceux en milieu professionnel ou communautaire avaient tendance à être plus importants, ce qui soutient l’efficacité potentielle de la distanciation sociale pour ralentir la progression de la propagation du SRAS-CoV-2 », notent les auteurs de l’étude. 

« Nos conclusions suggèrent que les voyages en provenance de seulement quelques pays où la transmission du SRAS-CoV-2 est importante pourraient avoir provoqué de nouvelles épidémies dans le monde avant que le Covid-19 ne soit qualifié de pandémie le 11 mars 2020 », estime la Dr Fatimah Dawood des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis, qui a codirigé la recherche.

L’étude présente toutefois une limite, étant donné que presque tous les cas de l’analyse ont été signalés dans des pays à revenu moyen et élevé d’Asie et d’Europe (en raison d’une détection tardive dans d’autres régions), ce qui ne permet pas de dresser un tableau complet de l’épidémiologie mondiale précoce de Covid-19.

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