Economie

Renault annonce une perte nette record de 7,3 milliards d’euros au premier semestre

Renault était déjà en difficulté avant la pandémie de Covid-19.

Le constructeur automobile français Renault a subi au premier semestre la perte nette la plus lourde de son histoire, à 7,3 milliards d’euros, plombé par son partenaire japonais Nissan et la crise sanitaire, a-t-il annoncé jeudi 30 juillet dans un communiqué. Sur l’ensemble de 2019, il avait déjà accusé une perte, bien plus légère, de 141 millions, sa première en dix ans, pour un chiffre d’affaires groupe de 55 milliards d’euros.

L’incertitude est telle que le groupe « estime ne pas être en mesure de fournir une prévision de résultat fiable pour l’exercice ». Renault, déjà en difficulté avant la pandémie due au coronavirus, avait annoncé fin mai 15 000 suppressions d’emploi dans le monde.

Son plan d’économies drastique s’élève à deux milliards d’euros sur trois ans, et compte ramener à 3,3 milliards sa capacité de production mondiale, tournant le dos à l’ambitieuse stratégie de volume portée par l’ancien PDG Carlos Ghosn, tombé en disgrâce à l’automne 2018.

En juin, face aux difficultés, le gouvernement avait consenti à accorder au constructeur historique un prêt garanti par l’Etat de 5 milliard d’euros. Dans un entretien au Monde, son nouveau président, Jean-Dominique Sénard, avait défendu le plan de suppression d’emplois en raison du « décalage de compétitivité entre Renault et ses principaux concurrents » qui « menace sérieusement l’avenir du groupe ». Fin juin, l’Italien francophone Luca de Meo prenait la direction de Renault.

Lire l’entretien : Jean-Dominique Senard : « Il s’agit de la survie de Renault »

Chute pour le partenaire Nissan

Mardi, le partenaire nippon de Renault, Nissan, a annoncé prévoir une perte nette de 670 milliards de yens sur son exercice 2020-2021, soit 5,4 milliards d’euros, similaire à celle subie en 2019-2020. Ses ventes trimestrielles se sont écroulées de 50,5 % sur un an, et le groupe s’attend à ce qu’elles reculent de 21 % sur l’ensemble de l’exercice.

Comme de nombreux constructeurs automobiles, Nissan a été forcé de suspendre sa production dans le monde entier ces derniers mois. Ses usines ont désormais redémarré mais tournent largement en deçà de leurs capacités, en raison d’une demande en berne.

Lire aussi L’avenir incertain de Renault

Le Monde avec AFP


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