Economie

l’activité partielle maintenue jusqu’en décembre dans le secteur du tourisme

A la réception du Palmyra Golf Hotel au Cap d’Agde (Hérault), en juillet 2020.

Le dispositif d’activité partielle mis en place pour le secteur du tourisme va être prolongé jusqu’à la fin de l’année 2020, a annoncé, mercredi 29 juillet, Jean-Baptiste Lemoyne. Invité sur France Info, le secrétaire d’Etat au tourisme a indiqué que les modalités exactes de cette prolongation de quatre mois restaient à définir.

Instauré pendant le confinement, ce recours au chômage partiel – les deux termes sont utilisés, mais l’activité partielle n’implique pas d’inscription à Pôle emploi et n’est donc pas considérée comme relevant du chômage – avait été mis en place pour aider certains secteurs à faire face à l’arrêt ou à la baisse de leur activité. « Les professionnels du tourisme [hôtellerie, restauration, voyagistes, événementiel] ont besoin d’un soutien dans la durée, pour certains cela va être une année blanche », a mis en avant M. Lemoyne.

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9 milliards de prêts déjà accordés

« Ce qui est clair, c’est que les professionnels du tourisme ont besoin d’un soutien dans la durée. (…) On continuera d’être à leur côté », a-t-il insisté. M. Lemoyne a rappelé que le gouvernement avait « mis 18 milliards d’euros en mesures de soutien et d’investissements » pour le secteur du tourisme, des mesures annoncées en mai et qui englobent les mesures de chômage partiel, les prêts garantis par l’Etat, les exonérations sociales ou encore les reports d’impôts. « Près de 9 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat » ont déjà été accordés, a précisé le secrétaire d’Etat.

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« On estime à plus de 20 % les établissements qui pourraient être en situation de quasi-faillite d’ici la fin de l’année, si la situation économique perdure », avait indiqué, mardi, à l’Agence France-Presse (AFP), le président du Groupement national des chaînes hôtelières (GNC), Jean-Virgile Crance. Il demandait alors la prolongation de l’activité partielle jusqu’en avril 2021. Le secteur dans son ensemble représente plus de 8 % du PIB français et quelque 2 millions d’emplois.

Olivier Véran : « Il ne faut pas lâcher »

Sur l’antenne de LCI, mercredi, Olivier Véran a, de son côté, estimé que la France ne traversait pas une « deuxième vague », tout en notant l’émergence de clusters et « une augmentation de la proportion des tests positifs ».

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« Nous enregistrons un certain nombre de diagnostics chez des patients plus jeunes », a-t-il également souligné. Quatorze nouveaux morts ont été constatés en vingt-quatre heures dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux en France, avait annoncé, mardi, la Direction générale de la santé (DGS), qualifiant la circulation du virus de « soutenue ». Le nombre de patients en réanimation continue de baisser.

« C’est un peu la parabole du rocher de Sisyphe : on pensait avoir fini et le virus revient. Il nous faut un vaccin », a analysé le ministre. « Il y a des gens qui ne respectent pas les règles. C’est quand on se sent invulnérable qu’on prend le plus de risques », a-t-il regretté.

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Le Monde avec AFP


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