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Comparatif Audi Q3 vs Mercedes GLA : petits et grands


Les raisons de choisir le Q3…

Autrefois né comme le plus petit des SUV Audi, le Q3 ne l’est plus aujourd’hui et tient à le faire savoir. Depuis l’apparition du plus compact Q2, il assume clairement sa montée en gamme par des formes plus saillantes et une stature qui en imposent, y compris face à son rival du jour.

Un physique de déménageur mis à profit à bord. En dehors d’un espace aux jambes très légèrement en retrait, toutes les autres cotes d’habitabilité plaident en faveur de la référence d’Ingolstadt. C’est notamment flagrant à l’avant où le supplément de largeur aux coudes donne l’impression d’être accueilli à bras ouverts par un modèle du segment supérieur.

Les aspects pratiques sont à l’avenant avec un coffre d’un minimum de 530 litres, soit près de 100 litres de plus que le volume dissimulé sous le cache-bagages du GLA. Et si au besoin, la banquette 2/3-1/3 coulisse vers l’avant pour accroître l’aire de chargement, c’est ici en série et non facturé 450 € en option comme chez la marque à l’étoile.

Evidemment, rares sont ceux qui choisissent leur SUV premium par pur pragmatisme et cela n’aura pas échappé à cette Audi. D’une présentation intérieure plus classique, pour ne pas dire moins bling-bling que celle de la Mercedes, le Q3 fait se sentir plus rapidement chez soi. Les larges sièges sport présents de série, plus enveloppants, y sont pour beaucoup. Leur meilleur soutien s’avère plus adéquat avec les longs parcours routiers et autoroutiers auxquels se destinent en priorité ces deux engins diesels.

L’ergonomie des interfaces laisse aussi davantage de place à l’instinct. Effet bénéfique d’un nombre de fonctions moins délirant, la navigation au sein des écrans du combiné d’instruments et de la console centrale apparaît moins fastidieuse.

Cette plus grande simplicité se vérifie à quelques détails bien pensés ; comme la présence d’un bouton à l’extrémité du commodo de clignotant qui permet de désactiver l’assistant au maintien dans la voie, d’une touche et sans quitter la route des yeux. Un très bon point pour ceux qui n’apprécient pas spécialement que leur monture conduise à leur place, en particulier à la montagne où la bonne trajectoire n’est pas nécessairement celle dictée par le marquage au sol.

Plus globalement, le SUV de la marque aux anneaux préfère rassurer que surprendre. D’un moelleux moins caricatural que celui du GLA, l’amortissement piloté optionnel contient bien mieux les mouvements de caisse sans qu’il soit nécessaire de sélectionner son mode le plus sportif.

Concordant avec une direction plus consistante, il se dégage au volant une plus grande sensation de stabilité. Sans parler de la transmission intégrale permettant de faire usage le plus régulièrement possible des 190 ch et des 400 Nm de couple, y compris lorsque les roues avant sont encore braquées en courbe, les Goodyear Eagle F1 de l’Audi nous paraissent plus probants sur les routes du Forez que les Bridgestone Alenza montés sur la Mercedes.

Pour peaufiner ces prétentions de grand voyageur, le 2.0 TDI retient un peu mieux ses vibrations et ses vrombissements à l’accélération que le 4-cylindres de Stuttgart. Vraiment, ce Q3 apparaît bien davantage comme un petit Q5 que comme une variante SUV de l’A3.

…ou de préférer le GLA

Si le Q3 a évolué d’une génération à l’autre, le GLA s’est carrément métamorphosé. Il n’a plus rien à voir avec l’espèce de Classe A surélevée à laquelle il ressemblait auparavant, tout juste affublée de gros pare-chocs et de passages de roues proéminents. Son physique ne laisse plus aucun doute sur le fait qu’il s’agit d’un modèle à part entière au sein de la gamme.

A bord, la parenté avec sa petite sœur berline persiste en revanche davantage. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. Ce SUV lui reprend en effet certains gimmicks, à l’image d’une planche de bord épurée, parée d’aérateurs au dessin spectaculaire, le long de laquelle courent deux dalles numériques juxtaposées.

Au risque de ne pas plaire à tout le monde, cette Mercedes en met plein les yeux et donne une plus grande sensation de sophistication. Ce n’est d’ailleurs pas qu’une impression puisqu’elle s’équipe, par exemple, d’un système de vision tête haute en option, ce dont est encore incapable le Q3.

Et lorsqu’il est question d’interagir avec l’interface multimédia MBUX trônant au centre de l’habitacle, celle-ci répond à une commande vocale autrement plus performante que celle de l’Audi. Tactile, l’écran obéit également à un pavé à retour haptique, déporté sur le tunnel central, accompagné de quelques raccourcis physiques pour éviter de systématiquement pointer l’affichage du doigt…et du regard lors de la conduite.

Le SUV à l’étoile affirme aussi son supplément de personnalité sur la route. Bien que son amortissement piloté optionnel affiche une étonnante souplesse pour franchement privilégier le confort de marche, il enchaîne les courbes avec davantage d’allégresse que son rival aux anneaux. L’essieu avant refuse moins l’obstacle en entrée de virage, bien aidé par un arrière un soupçon plus volontaire lors des changements de direction.

Il se montre également plus alerte mécaniquement. Son 2.0 diesel, de même puissance que le TDI, paraît faire au bas mot 20 ch de plus lors de cette traversée du Massif Central. Il y a plusieurs raisons à cela. D’un couple identique à celui dispensé par son homologue bavarois, ce 4-cylindres se rend disponible plus tôt au bas du compte-tours pour paraître bien moins creux.

Et la boîte robotisée à double embrayage DCT affichant une meilleure réactivité et un rapport de plus que la S tronic, les relances s’avèrent d’autant plus toniques. Enfin, cet allant s’explique par une différence de poids, c’est le cas de le dire ! Cette version 220 d à quatre roues motrices accuse 100 kg de moins que son équivalent aux anneaux.

Mises bout à bout, ces nuances techniques débouchent sur un avantage encore plus flagrant en matière de consommation. Sur notre parcours auvergnat, le GLA se montre près d’un litre au 100 km plus sobre et confirme ses moindres émissions de CO2.

A la différence du Q3 qui traîne son malus écologique oscillant entre 5 000 et 10 000 € comme un boulet, le SUV Mercedes s’exempte d’une pénalité rédhibitoire, contenue entre un peu plus de 200 € et un peu moins de 1 200 € en fonction des différentes options choisies. Au point que l’écart de prix d’environ 1 500 € en sa faveur ne paraît plus qu’anecdotique.

Notre verdict

En affirmant un supplément de personnalité, à travers une présentation intérieure très moderne et un tempérament routier moins timide, le GLA retient davantage notre attention qu’un Q3 plus consensuel. Sans parler de l’écart de malus colossal en sa faveur…

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