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Smaïn évoque sa traversée du désert : “Être écarté, c’est douloureux”


À 62 ans Smaïn renoue avec la scène avec son neuvième spectacle intitulé ADN. Comme l’indique le titre de son seul-en-scène, il parle de lui, de ses origines, de sa famille et notamment ses parents adoptifs. Le Parisien l’a interviewé et, pour le journal, Smaïn a évoqué sa discrétion de ces dernières années.

À part dans Mask Singer en 2019, on ne le voit jamais à l’écran et son dernier one-man show, Mon dernier… avant le prochain, date de 2013. Pourtant, l’humoriste et comédien n’a pas chômé. “Je n’ai jamais cessé de travailler. Depuis ma première scène en février 1980 à aujourd’hui, je ne me suis jamais arrêté. Je ne suis pas qu’un humoriste, je fais plein d’autres choses. J’ai écrit des contes pour enfants, que je raconte sur scène accompagné d’un orchestre philharmonique et des choeurs d’enfants. J’adore ça. J’ai fait aussi un album de chansons avec Michel Legrand, Délit de Fa dièse. Aujourd’hui, l’écriture m’intéresse davantage. Je veux créer, continuer à inventer. Je suis devenu papa aussi, trois fois. Et je m’apprête à me lancer dans l’écriture de ma première pièce de théâtre“, explique-t-il. Avec Sid, Smaïn a deux enfants : Rayan (20 ans) et Shanaël (12 ans). Il est aussi le père de Kenza (25 ans), née d’une première relation.

Sexagénaire très actif, Smaïn reconnaît tout de même qu’il n’est pas simple de ne pas être sur le devant de la scène : “C’est un métier dans lequel il faut avoir les reins solides. Dans toutes les carrières, il y a, à un moment, une traversée du désert. La réussite absolue, sans faille, c’est un leurre. Être écarté, c’est douloureux, mais aussi bénéfique. Je suis devenu quelqu’un d’autre, un papa, un homme responsable avec des blessures, comme tout le monde. La peur d’être oublié existe, c’est presque une peur panique, mais j’ai toujours eu une bonne gestion de ma vie, sans tomber dans les excès.

De retour avec son nouveau spectacle, ce touche-à-tout annonce qu’il a “encore des choses à dire“. Il ajoute : “Le contexte actuel, le repli sur soi, le communautarisme, tous ces jeunes dans la rue pour dénoncer le racisme, ça me touche. J’avais une pudeur à 20 ans que je n’ai plus aujourd’hui et je peux enfin parler de mon histoire. Celle d’un gamin de Constantine, orphelin, qui a fait tout ce parcours pour rêver son métier, le réaliser.


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