Politiques

“Un esprit de compromis” entre les Vingt-Sept sur le plan de relance économique, selon Emmanuel Macron


Ce qu’il faut savoir

Une lueur d’espoir à Bruxelles. Emmanuel Macron a noté qu’il y avait désormais “un esprit de compromis” entre les Vingt-Sept sur le plan de relance économique européen post-coronavirus, même s’il s’est dit “extrêmement prudent”, lors d’une courte déclaration lundi 20 juillet, au quatrième jour du sommet européen. “Il y a eu des moments très tendus, des moments qui seront sans doute encore difficiles mais sur ce sujet, les choses ont avancé. Il faut maintenant qu’on rentre dans le détail de ce qui sera la nouvelle proposition”, a expliqué le président français avant une reprise des discussions, prévue à 16 heures. Suivez notre direct. 

Le plus long sommet depuis celui de Nice en décembre 2000. Après une journée complète de discussions dimanche, puis une longue nuit d’échanges, la session entre les 27 dirigeants de l’UE a été suspendue à 6 heures du matin. Elle doit reprendre à 16 heures. Le sommet, qui a commencé vendredi matin, est le plus long depuis celui de Nice en décembre 2000.

 Un projet de compromis moins ambitieux que le projet initial. Le président du Conseil européen, Charles Michel, médiateur du sommet, va présenter un nouveau projet de compromis aux capitales, moins ambitieux que le projet initial. Il devrait proposer de revoir à la baisse la part de subventions dans le plan de relance à 750 milliards d’euros : 390 milliards, contre 500 milliards dans la proposition initiale. Le reste serait constitué de prêts.

  De profondes dissenssions avec les pays “frugaux”. Les pays dits “frugaux” (Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche) et la Finlande bloquent tout accord depuis le début du sommet vendredi. Ces réticences menacent de faire capoter un plan massif de soutien à l’économie, qui profiterait avant tout aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne, les plus touchés par l’épidémie.

Emmanuel Macron a tapé du poing sur la table. La journée de dimanche a été marquée par la prise de parole, au dîner, du président français, qui a haussé le ton pour dénoncer la mauvaise volonté et les “incohérences” des frugaux. “Il y a eu une passe très dure. Le Président suivi par la chancelière (allemande Angela Merkel) a tapé du poing sur la table”, a indiqué une source française à l’AFP.


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