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Les propos chocs de Kanye West sur l’avortement

Kanye West a prononcé son premier discours dans la course à la présidentielle de 2020, à Charleston aux États-Unis, le 19 ans. Le rappeur y a tenu des propos assez choquant sur l’avortement.

Kanye West serait-il en roue libre ? Dimanche 19 juillet, le rappeur américain a tenu un meeting à Charleston, aux États-Unis, pour le lancement de sa candidature à l’élection présidentielle de novembre. Au cours de cette première réunion de la course à la Maison Blanche, réservée à quelques invités accrédités, le mari de Kim Kardashian a tenu des propos assez choquants sur l’avortement.

Kanye West n’a pas caché son opinion sur le sujet et a révélé dans un discours assez incohérent et anti-ivg, avoir lui-même « failli tuer sa fille » : « Ma femme m’a appelé en pleurant en me disant qu’elle était enceinte (…) Pendant les trois premiers mois, nous avons envisagé ne pas avoir cet enfant ». Le couple aurait cependant eu une « révélation » et aurait finalement décidé de garder le bébé. « J’ai failli tuer ma fille ! », a-t-il ensuite martelé.

Le rappeur a enchaîné en parlant de son propre père. «  Mon père voulait que ma mère avorte de moi. Ma mère m’a sauvé la vie. Il n’y aurait pas eu de Kanye West parce que mon père était trop occupé », a-t-il lancé, en se mettant à pleurer.

Un million de dollars pour décourager les mères

Chanteur

né(e) le 08/06/1977

DERNIÈRE ACTU

Dans son speech, Kanye West a déclaré que l’avortement devait rester légal mais qu’il devrait y avoir davantage de procédures mises en place pour décourager les mères. Notamment, des aides financières. « Toutes celles qui gardent leur enfant obtiennent un million de dollar », a-t-il proposé en exemple, ne précisant pas s’il piocherait dans sa propre fortune pour les aider.

Chaque femme devrait avoir le droit d’avorter sans devoir subir des techniques de dissuasions. Il s’agit d’une décision personnelle et souvent difficile à prendre mais surtout d’un droit fondamental. Aux États-Unis, l’accès à l’avortement est pourtant devenu compliqué. L’Alabama a interdit tous les avortements et cinq États – la Géorgie, l’Ohio, le Kentucky, le Mississippi et la Louisiane – ont adoptés des lois restrictives empêchant les femmes d’avorter après six semaines de grossesse, une date beaucoup trop précoce. Selon Amnesty international, pas moins de 42 restrictions liées à l’avortement ont été promulguées entre le 1er janvier et le 15 mai 2019. En outre, le pays manque de cliniques et de praticiens acceptant d’avorter les jeunes femmes. Comme l’alerte l’organisation, ces nouvelles lois ne peuvent se traduire que par des lésions et des décès : les États-Unis ont le taux de mortalité maternelle le plus élevé des pays développés.

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