Economie

Le leader des puces électroniques TSMC ne fournira plus Huawei

La place de Huawei comme leader mondial des télécoms est en jeu : Taiwain Semiconductor Manufactoring Company (TSMC), le premier fabricant mondial de puces électroniques, a annoncé jeudi 16 juillet qu’il se pliait bien aux sanctions américaines et avait arrêté de prendre les commandes de Huawei depuis la mi-mai. TSMC mettra fin à ses livraisons au géant chinois mi-septembre, au terme des trois mois de délais. Pour Huawei, c’est la survie de l’entreprise à la pointe des télécoms qui est en question, comme l’avait admis le PDG par intérim de Huawei, Guo Ping, le 18 mai, après l’annonce des nouvelles sanctions.

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L’entreprise taïwanaise a confirmé obéir aux sanctions américaines lors de la publication de ses résultats du deuxième trimestre : un chiffre d’affaires en hausse de 28,9 % grâce aux commandes de puces nouvelle génération liées à la 5G. Avec Huawei, TSMC perd son deuxième client après Apple, et 14 % de son chiffre d’affaires, dommage collatéral de la rivalité technologique sino-américaine. L’incertitude planait sur l’attitude de TSMC car le texte de l’interdiction américaine présentait des failles juridiques. Mais le dirigeant du groupe a finalement expliqué se plier à l’intention de l’administration américaine. Malgré cette annonce, le premier graveur de puces au monde prévoit une croissance de son activité de 20 % en 2020.

Les alternatives à TSMC sont rares

Pour Huawei, en revanche, l’avenir s’annonce compliqué. TSMC assurait la fabrication des puces Kirin – parmi les meilleures du secteur –, mises au point par la filiale de Huawei, HiSilicon. L’impact devrait se faire sentir d’ici un an pour le géant chinois. « Il faut 12 à 18 mois pour développer une puce. Donc les puces des smartphones qui seront mis sur le marché jusqu’à début 2021 sont déjà en production. C’est pour la génération suivante que Huawei risque de se retrouver coincé », explique Patrick Yue, professeur à l’université des sciences et des technologies de Hongkong et directeur du Centre de design des circuits intégrés de l’université.

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Les alternatives à TSMC sont rares. Derrière le taïwanais, c’est le coréen Samsung qui est le plus avancé en production de puces. Mais la décision américaine prononcée en mai interdit n’importe quelle entreprise utilisant des composants américains de vendre à Huawei. Une manière de frapper le chinois un cran au-dessus dans la chaîne d’approvisionnement, par rapport aux précédentes sanctions, qui coupaient Huawei des entreprises américaines.

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