Femme

Testez le week-end Porsche & château

Une jolie folie à s’offrir pour un anniversaire de mariage  ou comme cadeau : s’évader deux jours dans une Porsche 911 cabriolet, direction un château en Normandie, dans le département du Calvados. C’est l’évasion, sans aller loin ni subir les contraintes d’un voyage en train ou en avion. La promesse de vivre un luxe moins tape à l’oeil, moins surexposé qu’une soirée à bord d’un yacht ou qu’un séjour en hôtel/SPA. 48H en 911 avec nuit artisto, c’est chevaleresque, inattendu et si féminin. Rappelons que Dominique Desbordes, à la tête de la Fédération des clubs Porsche de France, est une femme.     

1) Rouler en Porsche, un voyage en soi

Se glisser derrière le volant d’une 911 tient à la fois du baptême solennel et de la coupe de champagne à fines bulles. Une belle expérience sensorielle. Réglage du siège (beau cuir bordeaux), des rétroviseurs. Commandes sur le tableau de bord (ambiance cockpit). On met le contact. On enclenche le mode «  drive  ». C’est parti. Cette 911 est une automatique, plus simple à conduire qu’en mode manuel.

Dès que l’on quitte le parc de location à Levallois pour aller rejoindre l’A13, autoroute de Normandie, on se sent en vacances. Il fait beau, le soleil en  décapotable, une sensation divine. Au feu rouge, on sent les regards se porter sur la Porsche et ses occupants. Difficile alors de ne pas faire la belle au volant, oui Blake Lively, Eva Longoria, c’est moi. Au bout de dix minutes de conduite, passé un moment de stress (peur de l’abîmer, de monter à 150 km/h sans s’en rendre compte), on commence à apprécier ce bijou. Sa précision, sa stabilité et, ne boudons pas notre plaisir, son bruit légendaire lorsque l’on appuie sur l’accélérateur. Un bolide paradoxalement rassurant, sans oublier qu’on est de toute façon limité à 110 km/h.

A un moment donné, il faut passer le volant à son ou sa co-pilote et c’est à regret que l’on se glisse sur le siège passager. Pour la première fois de ma vie, je ne rechigne pas à conduire, maugréant un «  c’est encore loin  ?  ». Je reprendrai les commandes de ma 911 (oui, j’ai bien dit «  ma  ») pour l’entrée royale au château. Ce sera mon moment de gloire.

Lorsque l’on quitte l’autoroute pour les petites routes de campagne, j’attache un foulard Hermès dans mes cheveux (cadeau de ma sœur), pour la photo qui va immortaliser cet instant et parce que je pilote la voiture de ma vie. Qui a un carré Hermès aura peut-être un jour une Porsche  ? Surprise  : L’allée qui mène au château est monumentale, fleurie, l’idée d’avoir rendez-vous avec le prince dans le donjon m’effleure.

2) Windsor au château d’Audrieu

  • Château classé monument historique  :

Ah la vie des rois et des reines… le mariage de Meghan et de Harry à Windsor. Le château d’Audrieu célèbre le chic à la française, et si les haies d’honneur sont taillées à la Versaillaise, nous découvrirons derrière un jardin plus fantaisiste et poétique, à l’anglaise. Tulipes, roses et hortensias donnent ses couleurs au domaine. Ce château d’Audrieu date de 1715, de l’époque Guillaume le conquérant, qui transforma la Normandie en un duché puissant. Il a été restauré dans son jus, moderne tout en gardant le cachet de l’époque, bergères, méridiennes, lustres à pampilles, marbre et couleurs naturelles relevées par un liseré doré. Le château étant un hôtel cinq étoiles, des suites nous ont été réservées. Véritables appartements avec salon, salle de bain pharaonique (baignoire et douche italienne) et chambre gigantesque. Toile de Jouy ou motif Montgolfière. Vue sur le jardin. A noter le lit King Size avec ses oreillers moelleux et son boutis beige doré. La cheminée en marbre me fait rêver à de belles flambées l’hiver.

  • Farniente de fin d’après-midi  :

La piscine au milieu du parc est le cadre idéal pour se reposer après deux heures trente de route. Le petit verre de vin blanc vient couronner ce moment de bien-être les pieds dans l’eau. Nous prendrons le champagne sur un nid d’aigle, la suite-cabane perchée dans les arbres. De la terrasse, vue à 360° sur le domaine, le château et ses dépendances, les cèdres, les chênes et les châtaigniers. Des étangs et des ânes, pour la touche romanesque à la Colette. Le coucher de soleil sur la campagne est particulièrement apaisant.

La table est dressée dans le jardin, pour un barbecue cinq étoiles à côté du potager qui fleure bon la lavande et le romarin. C’est le potager du chef Olivier Barbarin. L’expert se fait un plaisir de nous emmener voir de près les herbes aromatiques, thym, sauve, menthe poivrée, le carré de capucines et les plants de courgettes. Sans oublier le verger et sa dizaine de pommiers. Au menu de ce soir, les légumes du potager et des brochettes, au choix  : saumon, saucisse, fruits de mer, bœuf. Plus qu’une cuisine ouverte, c’est une cuisine en plein air, c’est sympa de voir s’affairer les cuisiniers au dessus du brasier. Une balade dans le parc fleuri et calme permet de bien finir la soirée. Suit une nuit de belle endormie qui rêve au prince du donjon.

Le lendemain, après un petit déjeuner royal avec du thé et du saumon, top départ pour les plages du Débarquement, au nombre de cinq. Sword Beach, Gold Beach, Utah Beach… nos trois Porsche se suivent sur la route de campagne ensoleillée, la virée à la plage en décapotable prend tout de suite des airs de fête. Pour l’occasion, les filles se sont fait belles.

Carnet pratique  :

Porsche Drive, location d’une Porsche 911 de 625 à 800 € les 48h

Nuitée au château d’Audrieu, chambre double 300€, suite 1500€.

Offre de l’été (surclassement, promos, séjour de 3 nuits, 3ème nuit offerte)

Brunch gourmand le dimanche de 11h30 à 14h, pique nique de 25€ à 35€ par personne avec le vin et barbecue, 45€ à 60€ par personne avec le vin.

Photos Porsche et photos aimablement transmises par le château d’Audrieu

3) J’ai testé l’atelier de pilotage Porsche au Mans

J’aime «  la voiture  », pour ne rater aucun film  : «  le Mans 66  », «  Rush  », sur la rivalité entre James Hunt et Nicky Lauda, «  Senna  » avec Ayrton Senna et Alain Prost… Ayant longtemps pratiqué les arts martiaux, les univers masculins ne sont pas pour me déplaire. Lorsque l’on m’a proposé de tester un stage de conduite sur Porsche, j’ai immédiatement dit oui. Les femmes aussi achètent des bolides Porsche, même si elles ne représentent que 10% des acheteurs. Rendez-vous est pris un mardi matin au Mans chez Porsche Expérience Center. J’ai le permis B, une longue pratique de la conduite sur citadines mais n’ai jamais été au volant d’une voiture de sport. Enfin si, une fois et j’ai calé trois fois en bas des Champs Elysées. Frayeur.

Chez Porsche Expérience Center au Mans

RV un mardi matin chez Porsche Expérience Center au Mans. Une institution, le circuit «  maison blanche  » est dans l’enceinte de celui des 24h du Mans. C’est le moment de revoir le film le Mans 66 avec Matt Damon et Christian Bale, sur la guerre entre Ford et Ferrari. Mais ici, c’est Porsche, la star.

La journée d’initiation à la conduite se fera aujourd’hui sur le modèle dernier né, le Taycan Porsche 4S, véhicule 100% électrique avec option cuir vegan pour le revêtement intérieur. Dès que l’on achète un modèle Porsche, on a droit à ce stage. Sinon, on peut suivre des sessions payantes. Il s’agit pour moi de me rassurer et me familiariser avec ce type de véhicule. La promesse de vivre un «  essai dynamique  ».

Dans le hall du PEC, les groupes se constituent. Post Covid oblige, on nous remet un « kit safe » avec masque et gel hydro. Chaque voiture sera désinfectée à chaque passage. On se range cinq par cinq. Je suis la seule fille, comme naguère à la boxe. Les garçons de l’équipée sont déjà rodés à l’exercice, ils ont roulé hier toute la journée en Taycan. Pour nous rendre sur les zones où nous attendent quatre ateliers et trois Taycan, nous montons à bord de véhicules Porsche Cayenne avec le pilote instructeur au volant. Le mien, le nôtre, s’appelle Renaldo. Nous allons tester la voiture et nos compétences sur quatre ateliers, chacun doté de difficultés spécifiques.

  •          Drag Race ou accélération avec Launch Control  : départ arrêté de 0 à 160 km/h pour nous proposer l’expérience de l’accélération du véhicule (0-100 km/h en seulement 2,8 secondes) mais également la capacité du véhicule à reproduire cet exercice de nombreuses fois sans dégradation de la performance, ce qui est généralement impossible sur des véhicules électriques. Ce circuit ressemble à un slalom en version plate et avec des plots en guise de piquets. Je cède à la tentation selfie devant la beauté profilée de la Porsche blanche (assortie à mes ongles, vernis semi-permanent blanc pailleté). Je préfère qu’un instructeur soit avec moi côté passager. Je me lance doucement, pour prendre confiance au 2e tour.
  •             Dynamic Area (Zone d’essais dynamiques) ou Gymkhana  : essais dynamiques du véhicule sur une surface avec des obstacles. «  La voiture a la puissance de dix Twingo  » m’assure Renaldo pour citer des références à ma portée. Il s’agit ici d’apprécier l’ADN du Taycan (760 chevaux (ma Twingo en a 6) et 4 roues motrices. Je teste le départ arrêté comme au Grand Prix de Monaco, bien calée dans le siège et contre l’appui tête pour éviter un effet catapulte. Au dernier plot, freinage à fond. Ça dépote.
  •          Slalom sur zone à faible adhérence  : simulation d’un sol verglacé (résine mouillée) et slalom pour démontrer les assistances présentes sur le véhicule. Il faut bien regarder devant soi pour ne pas perdre de vue le but, la trajectoire et redresser la voiture si elle patine ou fait un «  donut  ». On nous propose de ramener le Taycan au PEC, je refuse et je regrette. Quelle poule mouillée…
  •            Guided driving  : tours de circuit guidés par le pilote instructeur devant nous pour nous montrer les bonnes trajectoires et nous aider, en peu de temps à découvrir le véhicule sur des tours de circuit. On enfile une cagoule Porsche et un casque.  Pour vivre pleinement les sensations, je laisse le volant à l’instructeur. La voiture ouvreuse donne le rythme, la vitesse. Notre Taycan s’élance, prend les virages à 150 km/H, 180, j’ai l’impression d’être à la fête foraine, dans la grande roue. Vertige. Griserie.

Suit un déjeuner au restaurant du PEC. Le beurre est en forme de Porsche, le dessert surmonté dune bannière Taycan en chocolat métallisé. Trop fort.

photos Tibo/ Porsche

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