Economie

Le Cirque du Soleil accepte une offre d’achat de ses créanciers

Placée sous la protection des tribunaux contre la faillite, la troupe canadienne du Cirque du Soleil a annoncé, jeudi 16 juillet, avoir accepté une offre d’achat de ses créanciers, qui servira de point de départ pour sa vente aux enchères en août. Cette convention d’achat prévoit que les créanciers feraient l’acquisition de « la quasi-totalité des actifs » de l’entreprise, a rapporté dans un communiqué la société de divertissement.

« Nous sommes très heureux d’être parvenu à cet accord avec le Cirque du Soleil », a déclaré Gabriel de Alba, directeur général du fonds canadien Catalyst Capital Group, plus important créancier. « La coopération du groupe de créanciers a été extraordinaire dans la réalisation de notre objectif de recapitaliser et revitaliser le cirque. »

L’accord vient remplacer l’offre d’achat que le cirque basé à Montréal avait conclue fin juin avec ses actionnaires actuels, les fonds américain TPG et chinois Fosun, ainsi que la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Lire aussi Le Québec vole au secours du Cirque du Soleil, en graves difficultés depuis le début de l’épidémie

Née au Québec en 1984, la troupe de saltimbanques a dû annuler en mars 44 productions aux quatre coins du monde et mettre au chômage technique 4 679 acrobates et techniciens, 95 % de ses employés. La majorité d’entre eux ont été licenciés fin juin quand le groupe a demandé la protection des tribunaux.

Une surenchère d’investisseurs possible

La Cour supérieure du Québec, qui supervise la restructuration du fleuron culturel québécois, sera appelée à approuver la nouvelle offre lors d’une audience vendredi.

Selon le quotidien Globe and Mail, l’accord prévoit que les créanciers injecteront de 300 à 375 millions de dollars américains (263,6 à 329,5 millions d’euros) dans le cirque. Ces derniers accepteraient aussi de réduire de 1,1 milliard de dollars américains (970 millions d’euros) à 300 millions de dollars (263,6 millions d’euros) la dette garantie du cirque. Enfin, le maintien du siège social du groupe à Montréal serait garanti pour au moins les cinq prochaines années.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le Cirque du Soleil, affaibli et convoité

La précédente offre d’achat des actionnaires a été résiliée. Elle était contestée par les créanciers, car elle prévoyait que ces derniers ne récupéreraient qu’une fraction de la somme que le cirque leur doit.

Lire aussi Guy Laliberté veut racheter le Cirque du Soleil, qu’il avait fondé

D’autres investisseurs envisagent de surenchérir pour acquérir le cirque d’ici le 18 août, date limite pour déposer une offre. Parmi eux se trouvent notamment son fondateur, l’ancien cracheur de feu Guy Laliberté, qui l’avait revendu en 2015, ainsi que l’empire médiatique québécois Québecor.

Le Monde avec AFP


Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page