Economie

La baisse des impôts de production visera « particulièrement » les industries

Cette baisse des impôts de production vise à « rendre plus compétitive notre économie », a souligné la ministre déléguée à l’industrie, Agnès Pannier-Runacher.

La baisse des impôts de production « sera particulièrement ciblée sur les industries », a déclaré, vendredi 17 juillet, la ministre déléguée à l’industrie, Agnès Pannier-Runacher, sur BFM Business. Cette baisse vise à « rendre plus compétitive notre économie », a-t-elle ajouté. « L’objectif est évidemment que ce soit pérenne » et « de permettre à nos entreprises de plus facilement développer des activités industrielles à un moment où vous avez un mouvement de relocalisation en Europe », a-t-elle poursuivi.

Elle a ensuite précisé que « le scénario qui se dessine avec le plus de force » est une baisse de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) qui « sera compensée pour les régions, puisque les régions ont vocation à investir dans le développement économique ».

Sur les 40 milliards d’euros du plan de relance consacrés au volet industriel, à côté de la réduction des impôts de production de 20 milliards pour les années 2021-2022, il y aura « une enveloppe de 20 milliards qui sera consacrée massivement à l’innovation, à l’accompagnement en fonds propres des entreprises et à leur transformation vers la transition écologique, énergétique et numérique », a indiqué Agnès Pannier-Runacher.

« Nous allons pouvoir commencer à accompagner la transformation écologique des entreprises, à subventionner la transformation numérique » et « à travailler sur des dossiers d’accompagnement de relocalisation en France », a assuré la ministre, qui a précisé avoir sur la table une trentaine de projets de relocalisation « que nous allons étudier un par un ».

Mercredi, lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, le nouveau premier ministre, Jean Castex, a ajouté une nouvelle avalanche de chiffres aux milliards d’euros de soutien à l’économie et à l’emploi. Il a notamment indiqué qu’il consacrera « 40 milliards d’euros » à « transformer [l’]appareil productif ».

Quelques heures plus tard, sur France 2, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a confirmé une baisse de 20 milliards d’euros des impôts de production (10 milliards en 2021 et autant en 2022), à la suite d’une fuite issue de Matignon à l’Agence France-Presse (AFP).

En s’attaquant à ces taxes sur le chiffre d’affaires des entreprises, le gouvernement accède à une demande de longue date du patronat et de Bercy.

L’industrie était déjà le talon d’Achille de l’économie française. Plus confinée que celles de pays européens concurrents, elle sort étrillée de la crise sanitaire, alors qu’elle accuse du retard dans la robotisation et la numérisation. « Nous sommes aujourd’hui trop dépendants de nos partenaires extérieurs, et insuffisamment présents sur certains secteurs stratégiques », a souligné Jean Castex devant les députés.

Le Monde avec AFP


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