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“Une mauvaise réponse à une bonne question”, selon l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy

Le plan de relance européen pour faire redémarrer l’économie après la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus “est une mauvaise réponse à une bonne question”, a estimé mercredi 15 juillet sur franceinfo François-Xavier Bellamy, eurodéputé Les Républicains.

Il a rappelé que “pour la première fois, l’Union européenne va emprunter au nom de l’Union”, alors que “jusque-là, elle ne le pouvait pas, elle devait équilibrer son budget”. “Comment sera-t-il remboursé ? Personne n’en a la moindre idée”, a souligné François-Xavier Bellamy. Pour lui, il est “relativement malhonnête à l’égard des générations futures” que l’emprunt se fasse “sans débat sur le remboursement”. Il s’inquiète également d’un “contrôle budgétaire renforcé de la part de la Commission européenne”.

François-Xavier Bellamy a jugé par ailleurs la somme de 37 milliards que doit recevoir la France en guise de soutien financier “relativement anecdotique”, “si on compare ce montant à ce que le président de la République a rappelé être déjà sur la table : 500 milliards pour faire face à la crise, 100 milliards nouveaux pour pouvoir relancer l’économie”. Pour lui, cela “ne va pas changer les choses en profondeur”. Le sommet européen qui se tient les 17 et 18 juillet devra trancher sur le plan de relance de 750 milliards d’euros, dont 500 milliards de subventions avec un endettement commun.

Pour l’eurodéputé, si cette somme de 37 milliards est injectée dans l’économie française “alors que nous ne cessons d’importer ce que nous consommons”, cela va en réalité financer “la relance des pays qui produisent ce que nous leur achetons”, comme la Chine. François-Xavier Bellamy a considéré que l’Union européenne doit plutôt œuvrer pour la relance en “transformant son rapport à la mondialisation”, en protégeant le marché européen “sur un certain nombre de secteurs stratégiques” et en révisant “ses règles de la concurrence”. Pour lui, il faut mettre en place “une barrière écologique”, un “mécanisme d’inclusion carbone” pour que “ceux qui importent en Europe” paient “les mêmes contraintes que ceux qui produisent en Europe”.


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