Economie

La pêche française se remet à flot

Un bateau de pêche, vers Cancale (Ille-et-Vilaine), le 24 juin.

Les bateaux de pêche français ont retrouvé le chemin de la mer. Selon l’institut public FranceAgriMer, il y a un mois, pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, les bateaux ont rapporté plus de poissons que l’année précédente. Sur la période du 15 au 21 juin, 430 navires de plus de 12 mètres en ont débarqué 3 325 tonnes. La pêche française se remet à flot. La réouverture des restaurants, début juin, a contribué à cette remontée de l’activité.

La flottille tricolore est pourtant passée par un sacré creux de la vague. Après l’annonce du confinement décidé par le gouvernement, à partir du 17 mars, nombre de bateaux ont décidé de rester à quai. Au plus fort de la crise, fin mars, plus de 60 % d’entre eux ne naviguaient plus. « Il y avait une vraie crainte des marins d’être confinés à bord des navires », explique Dimitri Rogoff, président du comité régional des pêches de Normandie. Autre élément qui a participé à la mise sur pause des chalutages : le marché déjà nerveux en début d’année a littéralement plongé.

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La fermeture simultanée des brasseries, mais aussi des cantines et des restaurants d’entreprise a asséché la demande des produits de la mer. Or, ces lieux de restauration représentent un quart de la consommation des produits aquatiques. Sans compter les interdictions des marchés forains comme la mise en veilleuse des rayons poissonnerie des supermarchés. Et la limitation des exportations notamment vers l’Espagne et l’Italie. Pour faire face à cette chute des ventes, le niveau des prises s’est ajusté. « Pendant un mois, les tonnages ont été divisés par deux », raconte M. Rogoff.

Dispositif de soutien

Résultat, les volumes mis en vente dans les halles à marée au cours des cinq premiers mois de l’année 2020 ont chuté de 24 % par rapport à 2019, d’après les données publiées par FranceAgriMer. Les recettes suivent la même courbe. Si les petits pélagiques, c’est-à-dire les maquereaux, anchois ou chinchards, semblent être passés entre les mailles du filet de la crise, avec des volumes en légère hausse, les poissons fins comme le bar, la sole, la baudroie ou le turbot, très consommés dans les restaurants, ont été tout particulièrement boudés.

« Le gouvernement et l’Europe ont réagi très vite pour trouver un dispositif de soutien à la pêche », Jacques Doudet, secrétaire général du comité régional des pêches de Bretagne

Les coquillages ont également bu la tasse. Les ventes de coquilles Saint-Jacques se sont effondrées de 63 % sur les mois de mars et avril, incitant les pêcheurs à arrêter la saison de collecte plus tôt que prévu. Et celles des huîtres de près de 50 %.

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