Economie

Des soldes sans l’euphorie

Initialement prévues le 24 juin, elles avaient été décalées à la demande des commerçants, éprouvés par la crise sanitaire, pour avoir un peu plus de temps afin d’écouler leurs stocks après le déconfinement tout en préservant leurs marges. Les soldes − seules périodes où les commerçants sont autorisés à vendre à perte − débutent en France mercredi 15 juillet pour quatre semaines.

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Mais les bonnes habitudes ont la vie dure. Dès la fin du mois de juin, les grands réseaux de distribution avaient quasiment tous déclenché des opérations de promotions et de ventes privées. « C’est un moyen de commencer les soldes pas trop tard car beaucoup d’enseignes ne souhaitaient pas qu’elles soient décalées en juillet. Les gens préparent leurs vacances, les grandes villes commencent à se vider de leurs habitants, les touristes ne sont pas là, et le télétravail restreint les flux de population », indique Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce.

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Lundi 13 juillet sur BFM Business, Laurent Milchior, président d’Etam, a estimé qu’il aurait même fallu les annuler, compte tenu de la résurgence du virus dans certains départements. « On voit que le covid repart (…) et on a tous une responsabilité, chefs d’entreprise et citoyens, de faire en sorte que ce virus ne circule pas. (…). Les soldes, c’est un système de volumes, il faut qu’il y ait beaucoup de monde dans un magasin pour que les soldes fonctionnent », a déclaré le dirigeant, qui ajoute « ce n’est pas complètement raisonnable ».

« Nous avons demandé au gouvernement un assouplissement du protocole sanitaire », Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce

D’autant que les recommandations sanitaires rendent encore plus complexes la tenue de l’évènement promotionnel cette année. Certaines boutiques d’habillement ont condamné les cabines d’essayage, d’autres mettent les vêtements à l’isolement… « Nous avons demandé au gouvernement un assouplissement du protocole sanitaire, qui consiste à isoler 24 heures les vêtements essayés ou les passer à la vapeur, ce qui ne convient pas à tous les textiles et tous les magasins ne sont pas équipés. Mais nous n’avons pas eu de réponse », indique M. Petiot.

Mais les consommateurs auront-ils la même envie que les années précédentes de faire les boutiques à la recherche de bonnes affaires ? 56 % des Français comptent effectuer des achats pendant les soldes d’été, mais seulement 14 % en sont certains, montre un sondage de L’Observatoire société et consommation (L’ObSoCo) paru lundi. En cause : « une moindre appétence à fréquenter les magasins, liée aux préoccupations sanitaires, mais qui devrait tout de même profiter au commerce en ligne », explique L’Obsoco. Mais aussi un « pouvoir d’achat restreint pour certains et des achats déjà réalisés dans les jours suivant le déconfinement ». Parmi les personnes interrogées, 33 % déclarent vouloir dépenser moins que l’année dernière lors des soldes, et 17 % envisagent de dépenser plus. Un Français sur deux est par ailleurs favorable à l’ouverture des magasins le dimanche pendant les soldes.

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