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Non, le fair-play financier n’est pas mort

La décision du Tribunal arbitral du sport favorable à Manchester City n’est pas le camouflet que l’on dépeint. Explications.

Pep Guardiola exultant dans une vidéo partagée sitôt la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) rendue ; les tabloïds britanniques s’en donnant à cœur joie, annonçant la prochaine folie potentielle des Skyblues sur le marché des transferts : le Napolitain Kalidou Koulibaly, évalué à plus de 80 millions d’euros… Tout laisse à penser que l’UEFA et son fameux fair-play financier ont essuyé une cuisante et sévère défaite ce lundi. Initialement condamné à une amende de 30 millions d’euros et surtout à une exclusion de toutes compétitions européennes pour deux ans, Manchester City, accusé d’avoir surévalué des contrats de sponsoring sur la période 2012-2016, a vu sa peine réduite à simple douloureuse de 10 millions d’euros. Un verdict qui change tout.

Vent debout contre les nouveaux riches du ballon rond, le patron de la Liga espagnole, Javier Tebas, accuse le coup après cette sentence qui pour beaucoup apparaîtra clémente. « Nous devons réévaluer si le TAS est l’organe approprié pour faire appel des décisions institutionnelles dans le football. La Suisse est un pays avec une grande histoire d’arbitrage, le TAS n’est pas à la hauteur », clame celui qui rêve de voir le PSG sombrer depuis le retentissant départ de Neymar du FC Barcelone au profit du club parisien. Et pourtant, à y regarder de plus près, la décision du TAS ne vient nullement saper l’autorité de l’UEFA.

Les faits étaient prescrits

En infligeant une amende de 10 millions d’euros aux Citizens, le tribunal basé à Lausanne et lié au Conseil international de l’arbitrage en matière de sport a bel et bien jugé le club de Manchester coupable d’opacité et de manœuvre déloyale. Le temps, néanmoins, ayant joué en faveur des hommes au maillot bleu ciel. La confédération européenne de football ne s’y trompe pas, accueillant ainsi cette réduction de peine au résonnement médiatique sans précédent : « L’UEFA fait remarquer que le TAS a conclu qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments de preuve concluants pour confirmer toutes les conclusions de l’ICFC dans ce cas particulier et que bon nombre des violations supposées étaient prescrites en raison de la période de cinq ans prévue dans les règlements de l’UEFA. »

Autrement dit, c’est bien la notion de prescription qui ce jour a épargné Manchester City. Les conclusions du TAS, plutôt que décourager l’UEFA et l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC), devraient donc pousser ces dernières à accélérer la cadence dans l’instruction des dossiers. « Au cours des dernières années, le fair-play financier a joué un rôle important dans la protection et la viabilité financière des clubs, et l’UEFA et l’ECA restent attachées à ses principes », martèle ce lundi la maison-mère du football européen. Pas question de relâcher la pression, donc.

Lire aussi:
Fair-play financier : Guardiola savoure…
Fair-play financier : Tebas enrage
Le Fair-play financier désavoué !

Trulli

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  • 1/12

    Chelsea

    Cote moyenne (via Oddschecker): 250 contre 1

    Mission impossible pour les Blues après leur défaite 3-0 à l’aller contre le Bayern…

  • 2/12

    Lyon

    Cote moyenne (via Oddschecker): 100 contre 1

    L’OL était à 250 contre 1 en général avant sa victoire à l’aller contre la Juventus (1-0). C’est mieux, mais la route est encore très longue pour les hommes de Rudi Garcia…

  • 3/12

    Napoli

    Cote moyenne (via Oddschecker): 66 contre 1

    Il faudra déjà sortir le Barça au Camp Nou, après le 1-1 du match aller au San Paolo. Et ensuite, le reste du tableau est terrible…

  • 4/12

    Real Madrid

    Cote moyenne (via Oddschecker): 28 contre 1

    Il faudra déjà renverser la vapeur contre Manchester City avant d’envisager aller au bout… Rarement la cote du Real aura été aussi mauvaise…

  • 5/12

    Leipzig

    Cote moyenne (via Oddschecker): 16 contre 1

    Sans Timo Werner, ce sera difficile pour le RBL, qui ne sera pas favori contre l’Atlético.

  • 6/12

    Juventus

    Cote moyenne (via Oddschecker): 14 contre 1

    La cote de la Vieille Dame a baissé. A cause de sa défaite à Lyon ? De ses performances timides en Serie A ? De sa partie de tableau difficile ? Sans doute un peu des trois.

  • 7/12

    Atalanta

    Cote moyenne (via Oddschecker): 12 contre 1

    Personne n’aurait misé sur lui en début de saison, mais le club de Bergame a les moyens de créer la surprise. Le PSG est prévenu…

  • 8/12

    Atlético

    Cote moyenne (via Oddschecker): 9 contre 1

    Gros changement par rapport à février dernier. Après avoir créé la sensation contre Liverpool, l’Atlético s’est offert un billet pour les quarts. Expérimentée, la formation de Simeone peut rêver de la finale.

  • 9/12

    Barcelone

    Cote moyenne (via Oddschecker): 8 contre 1

    Avoir Lionel Messi ne suffit pas toujours. A la peine en Liga, le Barça n’est pas le favori n°1 de cette C1…

  • 10/12

    PSG

    Cote moyenne (via Oddschecker): 5 contre 1

    Avec son billet en poche pour les quarts, et un tableau loin d’être défavorable, le PSG se hisse au 3e rang des favoris selon les bookmakers anglais…

  • 11/12

    Manchester City

    Cote moyenne (via Oddschecker): 3 contre 1

    Vainqueur à l’aller à Madrid, Manchester City est toujours taillé pour aller loin. D’autant que Guardiola la veut absolument, cette C1.

  • 12/12

    Bayern Munich

    Cote moyenne (via Oddschecker): 3 contre 1

    En 2020, la machine bavaroise écrase tout sur son passage. Et si c’était celle-ci, l’équipe à battre dans cette Ligue des champions ?



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