Economie

Comment aider financièrement l’un de ses proches par un don

« Lors de la crise sanitaire, notre fils a dû fermer son restaurant. Nous avons décidé de lui donner un coup de pouce pour l’aider à payer son loyer et ses autres frais fixes », confient Fanny et Jérôme, deux jeunes retraités. Avec la pandémie due au coronavirus, pour beaucoup, les revenus ont sérieusement baissé, quand ils n’ont pas été réduits à néant. Et malgré le déconfinement progressif, les fins de mois peuvent encore être difficiles à boucler.

S’ils en ont les moyens, certains envisagent donc de faire des donations à leur(s) enfant(s) ou petit(s)-enfant(s) pour les aider à passer ce cap.

« De nombreux clients nous contactent pour savoir comment soutenir leurs proches durant cette période compliquée », constate Murielle Gamet, notaire au sein de l’étude Cheuvreux.

En temps de crise, la famille demeure l’un des premiers remparts face aux difficultés financières. Selon une enquête de la Carac (mutuelle de retraite, d’épargne et de prévoyance) réalisée en mars 2019, sept Français sur dix ont déjà soutenu financièrement un proche. Pour la grande majorité d’entre eux, cette aide est une évidence, même un devoir.

Elle peut être régulière. Des parents ont la possibilité de verser, tous les mois, une pension alimentaire à leur enfant majeur pour subvenir à ses besoins. Si ce dernier n’est plus rattaché au foyer fiscal, les sommes sont d’ailleurs déductibles de leur revenu imposable, dans la limite de 5 947 euros par an.

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Mais ce soutien peut aussi être ponctuel, en prenant notamment la forme d’une donation. Fiscalement, la loi permet à un parent de transmettre, tous les quinze ans, jusqu’à 100 000 euros sans impôt à chacun de ses enfants (jusqu’à 31 865 euros à chacun de ses petits-enfants). A cela peut s’ajouter un don supplémentaire de liquidités (espèces, chèque ou virement), totalement défiscalisé, pouvant atteindre 31 865 euros tous les quinze ans. Mais, dans ce cas, le donateur doit être âgé de moins de 80 ans et celui qui reçoit (enfant, petit-enfant ou arrière-petit-enfant) doit être majeur.

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Des précautions à prendre

En pratique, il est possible de donner de l’argent, une voiture ou n’importe quel objet remis de la main à la main. Dans ce cas, il n’est pas forcément nécessaire de s’adresser à un notaire. En revanche, il est fortement recommandé de déclarer ce don au fisc. Il n’y aura aucun impôt à payer si le montant donné ne dépasse pas les abattements accordés selon les liens de parenté. Au-delà, les sommes seront taxées au taux progressif de 5 % à 45 %.

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