Femme

2 femmes sur 3 sont complexées par leur corps

“Être belle” : une quête dangereuse faite d’injonctions infinies

Une course effrénée à la beauté qui survit au temps et aux siècles

Depuis la nuit des temps, les femmes entretiennent un rapport compliqué avec leur corps. La relation est passionnelle, voire pernicieuse, rythmée en permanence par le “Je t’aime moi non plus” qui pousse chacune d’entre elles aux excès et aux extrêmes. Régimes drastiques, troubles alimentaires, opérations chirurgicales dangereuses, objets de beauté “douloureux’ : on ne compte plus les moyens de torture que s’infligent les femmes pour atteindre cet idéal fantasmé et désiré (et qu’on leur a martelé depuis leur plus tendre enfance).

Quand la quête bascule vers le danger

Dans certains cas, la course devient oppressante et les participantes se voient forcées de sortir de la “compétition”. Elles tombent dans des troubles alimentaires tels que l’anorexie ou encore la boulimie et y perdent parfois la vie. Dans un registre un peu moins grave, elles ont également recours à des outils dangereux pour leur santé, comme le corset ou encore les produits de dépigmentation pour se blanchir la peau. Si les standards de beauté diffèrent selon les zones géographiques, l’injonction reste la même. Il faut être belle à tout prix, quoiqu’il arrive, quoiqu’il en coûte, même si la beauté imposée par nos sociétés est idéalisée et impossible à atteindre. 

Au-delà d’ “être belle” : se sentir belle (ou pas)

Une insatisfaction profonde de son apparence

Il est rare qu’une femme soit satisfaite de son apparence. Les statistiques corroborent d’ailleurs nos propos : près de 46% des femmes interrogées dans une étude* ont une image négative de leur corps. 33% d’entre elles ne sont pas très heureuses de leur apparence, et 13% se disent totalement insatisfaites de leur corps et de leur poids. Si l’on pousse l’analyse un peu plus loin, on se rend compte que 67% d’entre elles disent être complexées par leur apparence

Insatisfaites de leur apparence, en permanence, à tout âge

Et cela ne va pas en s’améliorant : avec l’âge, les femmes sont toujours aussi dures avec elles-mêmes. Le pic d’insatisfaction est atteint chez les 35-44 ans : elles sont 82% à avouer être complexée par leur corps. La même question a été posée du côté de la gent masculine : contrairement à leurs homologues féminines, plus le temps passe, et plus les complexes s’amoindrissent.   

La chirurgie comme dernier recours ?

Pour atteindre ces idéaux de beauté (parfois) irréalistes, certaines femmes sont prêtes à tout, même à passer sous le bistouri. Ainsi, une femme sur dix déclare avoir succombé à la chirurgie esthétique pour pallier à son manque de confiance en soi, quand 12% d’entre elles envisagent de passer sur le billard si ce n’est pas déjà chose faite.

Faire la paix avec son corps : « Body Positivity », « Body Neutrality »…  

Malgré tout, l’époque se veut – en apparence – plus clémente avec les femmes. Des mouvements comme le « Body Positivity » ou encore le « Body Neutrality » pullulent sur les réseaux sociaux, poussant chacune d’entre nous à plus d’acceptation de soi et de tolérance vis-à-vis de son corps. Les corps exposés ont des tailles variables, ils se font plus diversifiés, plus inclusifs, plus proches de la réalité, et plus vrais in fine.

*Conclusions tirées d’une étude publiée en janvier 2020 par YouGov

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