Economie

Le tourisme d’affaires parisien mise sur le retour des congrès

Lors d’une manifestation des employés de la restauration événementielle, devant la mairie de Paris, le 24 juin.

Bonne nouvelle pour une industrie financièrement dans le rouge et qui a subi une violente hémorragie : les 1er et 9 septembre, l’ordre des experts-comptables et la Société française d’hématologie sonneront la reprise de l’événementiel professionnel à Paris, après six mois de pause. La fermeture anticipée du Salon de l’agriculture, le 29 février, avait été l’une des manifestations les plus spectaculaires de l’arrivée de l’épidémie de Covid-19 en France.

Si les experts-comptables peuvent pénétrer dans le Palais des congrès en septembre, ce sera le signe que le reflux a perduré. Mais rien n’est moins sûr, et le secteur scrute avec angoisse l’évolution de la situation sanitaire. Avec ses rassemblements de personnes dans des lieux confinés, il serait la première victime d’un rebond de l’épidémie. Toute l’hôtellerie francilienne tremble avec lui.

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Le tourisme d’affaires représente 50 % des nuitées d’hôtel dans la région, et 60 % à 80 % au-delà du périphérique parisien. Septembre et octobre sont traditionnellement les meilleurs mois, grâce à l’organisation de multiples salons et congrès. La clientèle étant aux deux tiers française, la possibilité qu’elle retrouve le chemin de la capitale dès cette année est réelle. Encore faut-il que les entreprises reprennent les déplacements et que des événements attirent ces professionnels à Paris.

En temps normal, c’est le cas : la ville est régulièrement en tête des destinations les plus attractives pour les congrès internationaux. Ce fut le cas en 2019. En 2020, le classement ne sera pas simple à établir. Les deux tiers des 300 événements devant être accueillis au printemps sur les sites de Viparis – Palais des congrès, Paris Expo Porte de Versailles, Villepinte… – ont été annulés. Une cinquantaine ont été reportés à la rentrée et autant à 2021. Certains poids lourds prévus en octobre, comme le Mondial de l’automobile ou la Paris Games Week, sont d’ores et déjà annulés, faute de commercialisation ou de visibilité sur la reprise du trafic international.

« On est une industrie qui a souffert, souffre et souffrira énormément, résume Pablo Nakhlé Cerruti, directeur général de Viparis. On se projette déjà sur 2021. » Dans le protocole sanitaire soumis au gouvernement, la profession propose de rendre le port du masque obligatoire dans les congrès. Pas de quoi rebuter les professionnels soucieux de renouer des liens, selon M. Nakhlé Cerruti. « La vie a changé. La question de la sécurité sanitaire restera prégnante dans les années à venir. Comme après les attentats [de 2015 et 2016], on anticipe de nouvelles façons de travailler. »

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