Economie

Xavier Bertrand presse le gouvernement à engager la relance économique

Il faut « aller beaucoup plus vite » dans la relance économique du pays, plaide le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dans le Journal du Dimanche du 12 juillet. « Si on attend la rentrée, nous ne serons pas prêts au moment où nous encaisserons le premier choc de la crise. »

« On nous avait promis un plan massif pour l’emploi des jeunes pour début juillet. Il n’y a toujours rien », déplore l’ancien responsable Les Républicains (LR) et potentiel candidat à la présidentielle en 2022, suggérant que des mesures soient votées dès juillet dans le projet de loi de finances rectificative en discussion au Parlement.

« Les gens n’attendent pas des envolées lyriques mais des mesures concrètes. L’urgence absolue, c’est l’emploi, l’emploi, l’emploi ! »

Xavier Bertrand propose notamment un « contrat d’accès à l’emploi pour les jeunes » en échange de primes et d’exonérations de charges pour les entreprises, d’un coût d’environ 10 milliards d’euros. « C’est important, mais l’effondrement économique et social est un péril beaucoup plus grave et plus imminent que la dette », selon l’ancien ministre du travail.

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Il réclame qu’Emmanuel Macron « dise la vérité »

Il suggère « une garantie revenu-formation » pour les indépendants, une baisse de la TVA dans la restauration et dans le bâtiment à 5,5 % et l’annulation des charges pour les très petites entreprises (TPE). Il évoque aussi la possibilité d’un « prêt de main-d’œuvre » pour « transférer beaucoup plus facilement, avec leur accord, des salariés d’un secteur d’activité à un autre pour un temps donné ».

En revanche, Xavier Bertrand se dit opposé à la mise en œuvre de la réforme de l’assurance chômage, qui « va précariser les chômeurs » et de celle des retraites qui n’est « ni claire, ni courageuse, ni juste ».

Il attend d’Emmanuel Macron, qui doit préciser son cap lors d’une interview télévisée le 14 juillet, qu’il « dise la vérité » sur « l’emploi et la crise sanitaire » et qu’il « confirme que la France sera bien le premier pays au monde servi avec le vaccin de Sanofi, entreprise française ».

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Du premier ministre Jean Castex, son ancien directeur de cabinet, Xavier Bertrand assure que « c’est quelqu’un de bien, qui révèle tout ce qu’Emmanuel Macron n’est pas. Jean Castex a un ancrage local et les pieds sur terre, quand le Président préfère les envolées lyriques. »

Le Monde avec AFP


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