Economie

Trouver une maison de campagne à moins de 100 000 euros, c’est possible

Pour trouver sa maison de campagne à bas prix, il faut être soit très rapide, soit très patient.

Après avoir végété pendant plus de dix ans, le marché des résidences secondaires connaît un regain d’intérêt. Pour autant, les prix dans les campagnes restent, pour le moment, à des niveaux très raisonnables et permettent de devenir propriétaire à prix doux.

Premier conseil pour acheter peu cher : ne pas choisir une région très cotée, comme l’Ile-de-France ou la Côte d’Azur, où les maisons à la campagne servent souvent de marché de report à des actifs locaux au budget serré. Mieux vaut aussi éviter les endroits à la mode, comme le Pays basque, le Périgord ou le Luberon. « Pour trouver des tarifs attrayants, il faut sortir des sentiers battus », conseille Philippe Descampiaux, directeur général des agences Descampiaux-Dudicourt, à Lille.

Deuxième bonne idée : s’installer à plus de 20 km de la mer ou des stations de montagne, à plus d’une heure et demie d’une grande métropole et au-delà de la deuxième couronne d’une ville moyenne.

Troisième impératif : accepter d’habiter moins de 100 m2 dans une maison de bourg avec un petit jardin ou une bâtisse en pleine campagne avec du terrain (sauf dans les régions agricoles où les terres valent cher). Enfin, à moins de 100 000 euros, la maison devra être rafraîchie et, à moins de 50 000 euros, une rénovation plus importante sera nécessaire pour la rendre agréable à habiter.

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A ce budget, on trouve des petites maisons en pierre dans les bourgs ou d’anciennes fermettes à moitié habitables en pleine campagne. Elles feront entre 80 et 100 m2, auront un toit en bon état et des murs sains, mais leur intérieur sera toujours « dans son jus », avec simple vitrage, électricité antédiluvienne, souvent pas de chauffage et des pièces décorées au goût de votre grand-mère. Pour un budget supérieur, entre 50 000 et 100 000 euros, la maison sera plus grande ou avec davantage de terrain et, souvent, en meilleur état.

Deux stratégies possibles

A ces tarifs, dans le Nord, visez les campagnes de l’Oise, de la Somme ou de l’Aisne, ou bien les secteurs à une trentaine de kilomètres de la baie de Somme. En Normandie, privilégiez le sud de Caen et les alentours d’Alençon.

Pour la Bretagne, prospectez la zone frontière des Côtes-d’Armor, du Finistère et du Morbihan. Certains secteurs du Limousin, de la Nièvre ou de la Bresse cachent aussi de bonnes affaires, tout comme le Morvan, le territoire entre Nancy et Epinal, l’Ardèche, l’Aubrac, la Bourgogne loin des vignobles, le cœur du Centre-Val-de-Loire et les grandes zones de pâturage et d’élevage (Lozère, Corrèze…) qui se dépeuplent.

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Une fois fixé sur la région, il faut être soit très rapide, soit très patient.

Dans le premier cas, une veille efficace sur les nouvelles annonces permet de visiter un bien dès sa mise en vente. Cela permet d’être le premier à faire une offre s’il vous plaît.

Dans le second cas, la stratégie consiste à ne visiter que les biens à vendre depuis plus de trois ans. S’ils sont encore en état, négociez dur pour les acheter au prix du marché soit, en général, entre 30 et 60 % moins cher que celui affiché.


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