Economie

Le recul du produit intérieur brut devrait être limité à 9 % en 2020, selon l’Insee

Le recul du produit intérieur brut (PIB) en France n’atteindrait que 9 % en 2020, selon la note de conjoncture publiée par l’Institut national de lastatistique et des études économiques (Insee), mercredi 8 juillet.

Après s’être contracté de 5,3 % au premier trimestre puis de 17 % au deuxième – une estimation identique à celle établie en juin – en raison de la pandémie due au coronavirus, le PIB rebondirait de 19 % au troisième trimestre, puis de 3 % au quatrième, précise l’Insee. Il s’agit de la première prévision de croissance de l’institut pour l’ensemble de 2020, ainsi que pour les 3e et 4e trimestres.

« Les perspectives de production se redressent très nettement : la vigueur de ce rebond tient beaucoup à la faiblesse du point de départ, c’est-à-dire de l’activité économique en période de confinement », selon la note.

« Cependant les carnets de commandes, en particulier à l’international, demeurent jugés peu garnis par les entreprises industrielles, ce qui n’augure pas d’un retour immédiat à la normale », tempère l’institut.

Grâce aux mesures prises pendant les huit semaines de confinement pour préserver le tissu économique et l’emploi, « les premières marches de la reprise ont pu être gravies assez rapidement, peut-être plus que prévu. Ce sont les dernières qui risquent d’être les plus difficiles, concernant surtout les secteurs les plus touchés par la crise », met encore en garde l’Insee.

L’institut prévient que ses estimations sont soumises « à beaucoup d’incertitudes, liées avant tout à la situation sanitaire en France et dans le monde ».

Il s’agit de la septième note de conjoncture publiée par l’Insee depuis le 26 mars. Les prochaines seront publiées le 23 juillet et le 27 août.

Rebond au 3e trimestre

De son côté, la Banque de France a estimé lundi que le PIB avait plongé de 14 % au cours du deuxième trimestre et devrait connaître un rebond de même ampleur au cours du troisième trimestre. La perte d’activité par rapport à une situation « normale » serait de l’ordre de 7 % en juillet, contre 9 % le mois précédent, 17 % en mai, 27 % en avril et 32 % en mars, lors de la mise en place du confinement, particulièrement strict en France.

Lire aussi La reprise économique se passe « un peu mieux » que les prévisions de la Banque de France

Si la tendance de juillet se maintenait en août et en septembre, la croissance trimestrielle rebondirait de 14 %, ce qui ne suffirait toutefois pas à compenser le décrochage vertigineux, subi les mois précédents, en raison de la mise en place des mesures pour freiner la propagation du coronavirus, qui a provoqué près de 30 000 décès dans l’Hexagone.

Selon les chiffres publiés mardi par la Commission européenne, le PIB français pourrait reculer de 10,6 % cette année, puis reprendre à 7,6 % l’an prochain.

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Le Monde avec AFP et Reuters


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