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Le onze des bad boys

Il n’y a pas que des enfants de chœur dans le football, loin s’en faut. Certains, en plus de leur talent, ont bâti leur carrière à grands coups de lattes, de gueule ou de pression. C’est le cas des onze joueurs retenus ci-contre, et de leurs sept remplaçants.   

Disons-le franchement, ce onze des teignes regroupe autant de bouchers (sans faire injure à la profession) que de vrais bons joueurs qui auront marqué le football de leur empreinte. Parfois, nos heureux élus traînent leur sale réputation comme un boulet, victimes d’un ou deux gestes excessifs leur collant à la peau. Bourreau de Patrick Battiston et symbole de l’injustice ressentie par la France à l’issue de sa demi-finale perdue contre l’Allemagne lors du Mondial 1982, Harald Schumacher assure ainsi à qui veut l’entendre qu’il n’est pas le méchant que l’on décrit. On n’est certes pas obligé de le croire…

Le défenseur basque Andoni Goikoetxea prétendra certainement la même chose, seulement dans l’inconscient collectif, il n’est autre que l’homme qui un jour brisa la cheville du mythique Diego Maradona. Quant au Colombien Gerardo Bedoya, pour le coup, cette défense ne tient pas. Retraité depuis 2013 – pour des raisons évidentes de santé publique – le saignant latéral est tout bonnement le recordman mondial du nombre de cartons rouges essuyés en carrière, lui qui a été expulsé pas moins de 46 fois ! Forcément, à côté d’un tel énergumène, Sergio Ramos et Marco Materazzi font presque figures d’anges. Mohamed Salah ou Zinedine Zidane, entre autres, peuvent attester du contraire…

Piliers de bar et poètes

On n’ira pas en revanche jusqu’à soulager les consciences des Joey Barton ou Vinnie Jones, qui tels de bons piliers de pub se sont illustrés par leur violence extrême sur et hors des pelouses. Difficile également de trouver des circonstances atténuantes à un Nigel De Jong surnommé affectueusement « La Tondeuse » pour ses coups de cisaille intempestifs… Stuart Holden, Xabi Alonso, Hatem Ben Arfa, la liste de ses victimes est longue comme ses crampons acérés. Et qui de mieux que Felipe Melo pour déclencher une bonne vieille bagarre générale ?

La baston, voilà un domaine où Eric Cantona n’a pas grand-chose à apprendre. Lui le poète qui un beau jour se distingua en reprenant de volée (au sens propre) un supporter indélicat. Insaisissable sur le terrain comme dans ses saillies face à la presse, le King au caractère de cochon avait cependant l’excuse du génie. Luis Suarez, lui, a celle du réalisme. Redoutable attaquant, l’Uruguayen est aussi précieux pour ses coéquipiers que détestable pour ses adversaires. Les plus malchanceux d’entre eux peuvent d’ailleurs témoigner de son mordant.

Pour faire souffler un peu nos bad boys de référence, l’on pourra toujours faire appel aux sévices d’autres brutes de décoffrage. Le portier fort en gueule Oliver Kahn, le tacleur mi-hauteur Eric Di Meco, l’aboyeur Gennaro Gattuso, le perfide Mark van Bommel, l’indomptable Roy Keane et l’instable Diego Costa. Un banc des plus intimidants !

 

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