Economie

le préfet délivre le permis de construire de rénovation et d’agrandissement

A la gare du Nord, à Paris, le 1er avril.

En délivrant, lundi 6 juillet, le permis de construire de rénovation et d’agrandissement de la gare du Nord, le préfet de la région Ile-de-France, Michel Cadot, a donné son feu vert au projet présenté par la SNCF et son partenaire Ceetrus, la filiale d’immobilier commercial du groupe Auchan. La polémique autour de cette opération contre laquelle la Ville de Paris et tout un collectif d’architectes et d’urbanistes s’opposent depuis des mois n’en est pas pour autant terminée.

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« Le gouvernement vient de s’inventer un Notre-Dame-des-Landes en plein Paris. Je lui souhaite beaucoup de courage sur le plan politique et juridique », a aussitôt annoncé Emmanuel Grégoire, le premier adjoint d’Anne Hidalgo (PS) à la Mairie de Paris et nouvel élu chargé des questions d’urbanisme, d’architecture et du Grand Paris. La Ville prendra « tous les chemins politiques et juridiques pour faire obstacle à ce projet », promet-il. Pas mieux du côté du collectif associatif Retrouvons le nord de la gare du Nord. « Ce projet contrevient à la satisfaction des usagers et au confort des habitants. A la suite de l’épidémie que nous venons de connaître, il faut reconsidérer les projets économiques menés par le gouvernement. Nous ne varierons pas, nous sommes le front du refus », a déclaré son président, Serge Remy. Autrement dit, dans l’histoire déjà mouvementée de cette opération, le chapitre juridique vient de s’ouvrir.

La Ville prendra « tous les chemins politiques et juridiques pour faire obstacle à ce projet », a aussitôt annoncé Emmanuel Grégoire, le premier adjoint d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris

On a attendu jusqu’au dernier moment pour connaître la tournure qu’allait prendre tout cela. Quelques heures avant l’expiration du délai légal, et alors que les élus parisiens envoyaient encore des messages au plus haut niveau pour alerter sur les conséquences d’un tel programme s’il était mené à terme, le préfet n’avait toujours pas rendu publique sa décision. Le dossier étant devenu ces derniers mois très politique, Michel Cadot a attendu la nomination du nouveau gouvernement pour valider l’orientation à donner à ce projet d’envergure nationale.

Une rénovation à 600 millions d’euros

La nécessité de moderniser et de réaménager la plus grande gare d’Europe n’est guère discutée, surtout à l’approche des Jeux olympiques (JO) de 2024. Mais les adversaires de la rénovation à 600 millions d’euros dessinée par l’agence Valode et Pistre dénoncent depuis des mois une opération « surdimensionnée », « incohérente », « un projet dépassé avant même d’être construit » dans un des quartiers les plus denses d’Europe, et sans qu’aucune étude d’intégration avec son environnement n’ait été véritablement menée. « Nous ne sommes pas opposés à la rénovation, insiste Emmanuel Grégoire, mais c’est une gare avant toute autre chose, et non un centre commercial avant une gare. »

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