Economie

HSBC supprime plus du tiers des postes dans la banque d’investissement en France

Devant les locaux de HSBC à La Défense, le 11 mai 2020.

La filiale française de HSBC, la première banque européenne, va supprimer 255 postes sur 678 dans ses activités de banque de financement, d’investissement et de marchés d’ici à la fin 2021, selon plusieurs syndicats qui confirment ainsi une information du journal Les Echos.

La direction de HSBC France a présenté lundi aux représentants du personnel un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour son activité de banque de financement et d’investissement, concentrée sur Paris. Le PSE comprend « une partie de départs volontaires et une partie de licenciements économiques », a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) Eric Poyet, de FO HSBC.

« Forcément des licenciements » selon la CFDT

D’après la CFDT, la direction envisage des départs volontaires avec des retraites aidées, des congés de fin de carrière et de solidarité (CFCS) et des mesures d’aides au départ pour mener des projets professionnels. « Mais il n’y aura pas assez de volontaires, la pyramide des âges n’est pas favorable aux mesures d’âge », avance le syndicat car « ce sont les traders, plutôt jeunes, qui sont principalement concernés ». « Il y aura forcément des licenciements à la fin. »

Lire la chronique : « HSBC a échoué à devenir la première banque réellement mondialisée »

La direction prévoit également le « transfert de certaines activités de Paris vers Hongkong, berceau de la banque », à savoir les « produits structurés de taux et d’actions », et elle compte « réduire le nombre de clients qui ne rapportent pas assez et coûtent en capital », ajoute la CFDT, qui s’inquiète que la perte de nombreux « gros clients » ne vienne « écorner l’image de HSBC ».

HSBC veut « une banque continentale européenne intégrée ancrée à Paris »

Contactée, la direction de HSBC France indique avoir présenté « un projet pour ses activités de banque de financement, d’investissement et de marchés » dans l’Hexagone. « Son principe serait de réallouer des capitaux et des ressources face aux défis structurels de cette activité, se concentrer sur des activités rentables, réduire la base de coûts et défendre notre compétitivité », précise la filiale française dans une déclaration transmise à l’AFP.

Elle ajoute que sa stratégie vise à garantir que HSBC soit une banque internationale de premier plan en Europe, en créant « une banque continentale européenne intégrée ancrée à Paris » permettant notamment aux clients de HSBC à travers le monde d’avoir accès à l’Europe continentale.

Le prochain comité social et économique (CSE) chez HSBC France est prévu pour vendredi.

La banque britannique a relancé mi-juin son programme de 35 000 suppressions d’emplois sur trois ans dans le monde, annoncé en février, mais qui avait été suspendu en raison de la crise samitaire. Il prévoit de passer de 235 000 employés actuellement à « environ 200 000 » d’ici à 2022. Cela s’accompagne d’une très sérieuse purge de son bilan, avec 100 milliards de dollars (93 milliards d’euros) d’actifs qui doivent être supprimés, sur un total de 843 milliards. La banque veut dégager, d’ici à 2022, des économies annuelles de 4,5 milliards de dollars, soit une réduction de 12 % de ses coûts.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi HSBC : l’Europe, première cible de la suppression de 35 000 emplois

Le Monde avec AFP et Reuters


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