Politiques

des gravats sous la pinède


Cela fait des années qu’on en parle mais les autorités peinent à mettre fin à ces mauvaises pratiques. À 82 ans, Jeannine Blondel est ce qu’on appelle une militante obstinée. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la retraitée traque les décharges sauvages et vient en aide à ceux qui s’en disent victimes. C’est notamment le cas de Catherine Bonino. À l’été 2018, cette assistante maternelle a répondu à une petite annonce qui proposait gratuitement du remblai. Mais au lieu des cinq camions prévus, elle a vu débarquer une trentaine d’engins qui ont presque fait disparaître sa maison derrière les gravats. “Ils ont fait ce qu’ils ont voulu. Vous ne voyez jamais le patron, ce sont les employés qui disent ‘Laissez faire, on va vous arranger ça'” peste-t-elle.

Ces amas de pierres proviendraient de la démolition d’une usine de parfums. Après avoir demandé l’expertise d’un géologue, elle a découvert que ses terres étaient polluées. Pour Jeannine Blondel, pas de doute : c’est pour économiser le traitement en déchetterie que les artisans ont déversé ici leurs gravats. Le problème ne se cantonne pas à l’échelle locale. Chaque année, sur les 15 millions de tonnes de gravats produits en région PACA, une partie non quantifiée échappe aux circuits réglementaires des déchetteries et finit dans la nature. 

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