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Peut-on manger du surimi quand on est enceinte ?


Comme une envie irrépressible de manger du surimi alors que vous êtes enceinte ? Pour savoir s’il est autorisé d’en consommer pendant la grossesse et de quelle façon, suivez nos conseils.

Si l’on se pose mille et une questions pendant la grossesse, il faut bien avouer que celles qui reviennent le plus souvent concernent l’alimentation et en particulier les aliments qu’on peut ou non manger quand on est enceinte. Un casse-tête qui freine parfois malheureusement nos envies les plus irrésistibles et qui semble se renouveler jour après jour, et grossesse après grossesse. Un de ces aliments pour lequel on se pose des questions quant à un éventuel risque ? Le surimi bien sûr, très apprécié en France, mais dont on ne connaît souvent pas vraiment la composition.

Qu’est-ce que le surimi ?

Car on a beau en manger régulièrement, on sèche parfois quand il s’agit de donner la composition exacte du surimi. Certains pensent qu’il s’agit en fait de bâtonnets de crabe, d’autres ne savent pas vraiment quel(s) poisson(s) le compose… Un certain mystère entoure ce mets d’origine japonaise, qu’il est nécessaire d’éclaircir, non seulement pour la femme enceinte mais aussi pour tout consommateur avisé. Le surimi est en fait une pâte élaborée à partir de chair de poissons blancs pêchés en haute mer. Cette chair blanche est ensuite découpée, mixée, lavée à l’eau douce, puis congelée, et on lui ajoute d’autres ingrédients avant de la cuire. Les poissons utilisés pour le surimi sont généralement des poissons à chaire blanche comme le merlan, le merlu, le colin, ou encore le hoki.

Quels sont les risques quand on mange du surimi pendant la grossesse ?

Vous le savez certainement si vous êtes enceinte, certains aliments sont à éviter pendant la grossesse pour éviter de contracter la listériose. Car si cette maladie infectieuse, provoquée par la bactérie Listeria monocytogenes, peut passer presque inaperçue chez une personne en bonne santé, elle s’avère très grave chez certaines personnes fragiles, dont les femmes enceintes. Pendant une grossesse, la listériose peut en effet provoquer une fausse couche, un accouchement prématuré, ou entraîner des séquelles chez le bébé après l’accouchement. C’est pourquoi les femmes enceintes doivent faire particulièrement attention à ne pas consommer notamment de fromages au lait cru, ou encore de viande ou de poisson crus.
Or, contrairement aux sushis, au saumon fumé, ou à des produits de la mer comme les huîtres et les coquillages crus, le surimi subit non seulement une cuisson longue à 70°C qui détruit la bactérie Listeria monocytogenes, mais il est ensuite également pasteurisé. De quoi pouvoir savourer tranquillement son petit bâtonnet de surimi quand on le souhaite !

Quelles sont les précautions à prendre pour manger du surimi enceinte ?

Attention cependant, comme à chaque fois qu’elle mange un produit préparé, la future mère devra regarder de près l’étiquette, pour voir exactement quels produits composent le surimi qu’elle s’apprête à acheter. En premier lieu, la teneur en poisson peut varier du simple au double d’une marque à l’autre. Privilégiez donc les produits avec la plus forte teneur en poisson, quitte à payer un peu plus cher, pour profiter de davantage de protéines. Vous pouvez pour cela vous fier à la norme AFNOR numérotée NF V45-068, une norme d’application volontaire qui permet d’offrir des garanties sur le surimi qu’on achète, grâce à des critères communs choisis ensemble par les fabricants de surimi et de spécialités à base de surimi. Cette norme vous permet d’être assurée de trouver au minimum 30% de chair de poisson dans le surimi.

Il reste donc souvent 70% d’autres ingrédients qu’il convient de connaître ! Il s’agit en général d’eau, de fécule de pomme de terre et/ou d’amidon de blé, de blanc d’oeuf, d’huile de colza, de sel, de sucre, d’arômes naturels, et d’extrait de paprika qui lui donnera sa célèbre couleur rouge-orangé.
Certains mauvais élèves peuvent cependant mettre des additifs comme des carraghénanes, de la gomme de xanthane, du sorbitol, du glutamate, et même des polyphosphates, dont la consommation est peu recommandable pour les femmes enceintes comme pour tout consommateur. Choisissez donc si possible des produits sans conservateurs, ni arôme ou colorant artificiel.
La femme enceinte qui suit un régime alimentaire peu salé à cause d’un risque d’hypertension devra également veiller à ce que le taux de sodium ne soit pas trop élevé et à limiter sa consommation.
Et comme pour tout produit frais, n’oubliez pas de vérifier la date limite de consommation pour ne pas la dépasser et finissez rapidement le paquet une fois ouvert.

Bon à savoir : s’il contient moins de vitamines qu’un poisson non transformé, le surimi comporte tout de même de la vitamine A, de la vitamine E et de la vitamine B12, toujours bonnes à prendre pour les femmes enceintes.

Quels autres aliments peuvent être dangereux pour la femme enceinte ?

Et parce qu’il n’est jamais inutile de rappeler les règles d’alimentation quelque peu strictes pour la femme enceinte, on relit les conseils suivants pour garantir la bonne santé de son futur bébé —et la sienne. Faites passer le message à d’autres futures mamans !

  • Pour éviter de contracter la listériose, provoquée par la Listeria monocytogenes, on évite la charcuterie cuite ou crue consommée en l’état comme le jambon cuit ou cru, les produits en gelée, le foie gras, etc., et les produits de la mer crus, dont le tarama, le saumon cru ou fumé. Les produits laitiers à base de lait cru tout comme le fromage à pâte molle et le fromage à croûte lavée et fleurie seront à éviter. Préférez les fromages au lait pasteurisé. La listériose reste assez rare, avec seulement 300 à 400 cas par an, mais doit être absolument évitée pour la femme enceinte : les risques et conséquences pour le futur bébé pourraient être gravissimes.
  • Pour éviter de contracter la toxoplasmose, une infection parasitaire, la future mère veillera à ce que les aliments qu’elles consomment soient toujours bien cuits, comme la viande, le poisson, et que les fruits et légumes crus consommés soient parfaitement lavés, sans présence de terre. D’autres sources de contamination sont les chats et leur litière, et la terre ou l’eau de rivière souillée par les excréments.
  • Pour prévenir une dose trop élevée de vitamine A qui pourrait être nocive pour notre futur bébé, on évite la consommation de foie, même cuit, et de tout produit à base de foie.
  • Et pendant 9 mois minimum (et même plus si on choisit d’allaiter bébé), on oublie bien sûr l’alcool. La consommation d’alcool pendant la grossesse est en effet la première cause de handicap mental d’origine non génétique chez l’enfant en France.

Pour en savoir plus :

Vidéo par Loïcia Fouillen


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