Technologie

les premiers tests du kit de développement d’Apple apparaissent sur la Toile


C’était une question de temps. Les premiers kits de développement (Developer Transition Kit, DTK), expédiés par Apple, sont arrivés chez les développeurs qui se sont acquittés du droit d’entrée. Et, forcément, la tentation a été forte de faire tourner des outils de bench pour savoir ce que cette puce avait dans le ventre. C’est en tout cas ce qu’a fait un développeur, qui a publié ses résultats de tests avec Geekbench 5. Ils ont été à leur tour repérés par Pierre Dandumont, rédacteur en chef de Canard PC Hardware. 

Pour rappel, ce DTK propose un Mac mini animé par un SoC A12Z, dernière-née des puces ARM conçues par Apple, et qu’on retrouve dans les iPad Pro 2020. En l’occurrence, elle est accompagnée de 16 Go de mémoire vive, là où la tablette pro d’Apple n’en embarque que 6 Go.

En définitive, on peut tirer plusieurs observations de ces résultats obtenus avec Geekbench 5.

La première est que le résultat en single core du Mac mini DTK est inférieur à celui obtenu avec le modèle de MacBook Air d’entrée de gamme de cette année. En multi core, en revanche, l’A12Z obtient un meilleur résultat. Pour cause, le Core i3 du MacBook Air est bi-cœur, le Core i5 (du modèle haut de gamme) est lui quadri-cœur, tandis que l’A12Z (dans sa version iPad) est octocoeur… 

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas correctement, cliquez ici.

La seconde observation est que l’iPad Pro fait jeu égal avec le MacBook Pro 13 pouces Core i5 2 GHz. Légèrement en retrait en single core, la tablette domine en multi-core.

La troisième observation est qu’apparemment, à en croire ses résultats publiés sur le site de Geekbench 5, l’A12Z du Mac mini écrase allègrement tous ses concurrents pour ce qui est des performances avec Metal, l’API graphique d’Apple. Ce n’est pas étonnant quand on sait que les équipes qui développent la partie logicielle travaillent étroitement avec les équipes qui conçoivent les puces Apple. Mais, c’est en tout cas un signe encourageant pour la suite et pour les performances graphiques des Mac ARM à venir.

Enfin, information importante, ces chiffres nous donnent surtout à voir ce dont Rosetta est capable. Car la version de Geekbench 5 exécutée par ce développeur est un fichier binaire pour processeur Intel. Autrement dit, le programme est émulé et ne tourne pas nativement sur la plate-forme ARM, comme il le fait pour toutes les autres plates-formes dont nous fournissons les résultats.
Or, justement, Geekbench est le genre de programme qui est très sensible à ce genre de choses puisqu’il sert à pousser processeur et GPU dans leurs retranchements. A cela s’ajoute une autre limite. Il semblerait que seuls quatre coeurs soient pris en compte par Geekbench. Sans doute les coeurs les plus puissants. Autrement dit, Rosetta ne les voit pas tous et donc Geekbench non plus.

Evidemment, nous ne nous lancerons pas dans des conclusions hâtives et forcément erronées sur la réussite de Rosetta 2. Cependant, on peut apprécier la performance sur ce cas spécifique et espérer qu’à l’avenir Rosetta progressera encore. D’autant qu’on sait qu’Apple intégrera des puces dédiées dans ses premiers Mac, davantage adaptées à ces machines, et donc encore plus performantes et aptes à encaisser une partie de la déperdition due à l’émulation des applications non natives.

Lors d’une discussion avec John Gruber, Craig Federighi rappelait que cette puce, qu’Apple n’a pas l’intention d’intégrer dans un Mac, est là pour permettre de travailler à la partie logicielle.
Néanmoins, il plaisantait, goguenard, que l’A12Z dans le Mac mini était un bon moyen de voir « ce que les équipes Apple qui créent les puces réalisent quand elles ne se donnent même pas la peine d’épater la galerie. » Et d’ajouter avec un large sourire : « Et elles vont s’en donner la peine… » Vivement la fin d’année, non ?




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