Auto-Moto

Le salon de Genève pourrait disparaître pour de bon

Ce n’est pas nouveau, les salons automobiles sont en déclin. Refus des constructeurs de se déplacer, engendrant des absences de plus en plus nombreuses, baisse de la fréquentation, industrie automobile décriée, bref, la situation est de plus en plus difficile, et cela ne devrait pas s’arranger dans les années à venir. Et l’épidémie de Coronavirus, toujours présente en Europe n’arrange rien, puisqu’elle aura obligé de nombreux évènements à garder leurs portes closes, dont le salon de Genève. Le rendez-vous suisse fut en effet l’un des premiers à subir la pandémie et à annuler son édition 2020, quelques jours seulement avant l’ouverture officielle. Une situation délicate, qui met les organisateurs du salon en difficulté, alors que celui-ci est menacé de fermeture définitive.

C’est en effet ce qu’affirme Sandro Mesquita, nommé à la tête du Geneva International Motor Show en avril dernier, dans les colonnes de La Tribune de Genève. Il tire la sonnette d’alarme, et n’y va pas par quatre chemins « Si nous ne trouvons pas une solution d’ici à septembre, nous risquons la liquidation. Nous devrons mettre en vente nos actifs, notamment la marque et les actions de Palexpo SA ». Autant dire que la situation est très critique pour le salon, qui pourrait alors purement et simplement disparaître, alors que les organisateurs ont dû refuser un prêt de 16,8 millions de francs suisses. Palexpo SA avait alors justifié cette décision dans un communiqué de presse par des conditions « contraires à ses statuts et notamment à la raison d’être de la Fondation depuis plus de 100 ans ». L’organisation souligne en effet qu’accepter cette aide impliquerait la sous-traitance complète du salon, ce qu’elle refuse catégoriquement.  

A quand la prochaine édition ?

La question de la tenue d’une prochaine édition se pose donc désormais, alors que les organisateurs avaient admis qu’il serait difficile d’ouvrir le salon l’année prochaine, et que les principaux exposants conseillaient un retour en 2022. « D’autre part, l’organisation d’une édition en 2021 est très incertaine pour l’instant – condition liée à la clause d’urgence du projet de loi. Effectivement, les exposants majeurs du GIMS nous encouragent et recommandent vivement d’envisager la prochaine édition en 2022 ». Les organisateurs du salon sont dont actuellement à la recherche d’autres moyens de financement, afin d’assurer sa stabilité financière et ainsi de pouvoir mettre en place une nouvelle édition. Plusieurs pistes sont envisagées, dont l’aide d’investisseurs privés. Un accord pourrait également être passé avec le canton de Genève, permettant alors de ne pas avoir à répondre aux exigences des autorités. Mais pour l’heure, rien n’a encore été décidé, alors que la réouverture du plus grand évènement suisse est de plus en plus compromise. 

De son côté, le Mondial de l’Auto de Paris n’est pas forcément dans une meilleure posture, alors que l’édition 2020 qui devait se tenir au mois d’octobre a également été annulée, en raison de l’épidémie de Coronavirus. Rien n’a toutefois été dit sur un report à l’année prochaine ou sur une tenue normale dans deux ans. 

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