Economie

Le patron de Valeo constate une reprise automobile vigoureuse en Chine et aux Etats-Unis

Le PDG de l’équipementier automobile français Valeo, Jacques Aschenbroich, à Etaples (Pas-de-Calais), le 26 mai.

A sa manière, cette entreprise fait figure d’indicateur avancé de la santé de l’automobile mondiale. Valeo, 19 milliards d’euros de ventes, premier équipementier français, dans le Top 10 des grands fournisseurs des constructeurs globalisés, est, par sa présence internationale (33 pays) et les prises de commandes, dans une position de vigie du secteur. En 2018, il a été le premier à ressentir les vents contraires du grand retournement du cycle positif de dix ans de l’automobile. A la veille de l’assemblée générale de Valeo, qui se tiendra jeudi 25 juin à huis clos, son PDG, Jacques Aschenbroich, a livré sa vision de la filière au sortir de la pandémie de Covid-19.

Une vision globalement positive. « Il y a un plébiscite de la voiture post-Covid », constate-t-il. Il présentera jeudi à ses actionnaires une batterie de chiffres illustrant ce propos. Exemples : pour 80 % des automobilistes sondés sur la planète, la voiture personnelle représente l’un des modes de transport les plus sûrs, selon une étude du Boston Consulting Group datée d’avril.

Cet été, 77 % des Français la privilégieront pour les longues distances, alors qu’ils n’étaient que 54 % avant la crise sanitaire, d’après un sondage de la société de location Virtuo effectué le 11 mai. « Cet engouement est perceptible chez les plus jeunes générations, alors que, jusqu’ici, elles semblaient moins intéressées par la voiture que leurs aînés. »

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Ce point positif se manifeste par une reprise automobile vigoureuse quoique hétérogène. « Le redémarrage a été très rapide en Chine, se réjouit M. Aschenbroich. Depuis le mois de mai, notre chiffre d’affaires y est supérieur à celui de l’année dernière. C’est une reprise en V. Les Etats-Unis et le Mexique ont redémarré plus tard que ce à quoi nous nous attendions, vers fin mai, mais c’est extrêmement rapide, là aussi. Il y a des signes que le marché est très animé. Nos clients ont annulé les vacances d’été dans pratiquement toutes leurs usines pour faire face à la demande. Cela signifie qu’ils ont des commandes et qu’il leur faut produire pour compenser ce qu’ils ont perdu pendant l’arrêt. »

En dehors de l’Inde et du Brésil, viennent ensuite les zones moins dynamiques, où le « redressement est progressif », note le PDG de Valeo. Ce sont le Japon et la Corée du Sud, pays dépendants de l’exportation et, partant, d’une demande mondiale qui n’est pas partout en phase de reprise. L’Europe aussi fait partie de ceux qui redémarrent à petite vitesse.

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