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Yamaha Tricity 300 Essai du prédateur de MP3


Yamaha Tricity 300 : Le Prédateur de MP3

Depuis son lancement en 2006, le Piaggio MP3 n’a fait qu’une bouchée des Peugeot Métropolis et le Quadro S qui ont osé l’affronter. En 2008, le César des tricycles a profité de son homologation dans la catégorie des tricycles à moteur (L5e) afin d’être accessible sans limite de cylindrée aux titulaires du permis auto (avec désormais une formation de 7 h sans examen). Yamaha n’a répliqué qu’en 2015 avec le Tricity 125  avant de lancer son étonnant Nikken en 2018. Malgré leurs qualité ces trois roues restent homologués comme des motos avec les contraintes que cela impose en terme de puissance et de permis. Avec le Tricity 300, la marque au diapason propose enfin un vrai tricycle de 300 cm3 de type L5E avec des voies élargies et d’une pédale de frein (en plus des leviers) pour élargir son public. Outre son look moderne, le Tricity profite d’un empattement plus long que celui du Piaggio MP3 350 et reçoit des roues plus grandes (14 pouces au lieu de 13 à l’avant) qui lui permettent d’abriter de plus grands disques de frein. Le freinage est couplé à la pédale, comme l’impose la législation, mais il est possible de ne freiner que de l’avant avec le levier droit. A l’instar du Nikken, le Tricity exploite une double fourche à l’avant qui offre davantage de débattement que le balancier d’un MP3 et permet de prendre davantage d’angle en virage. Un bouton permet de garder l’équilibre à l’arrêt pour ne pas poser le pied au sol mais ne bloque pas totalement le balancier comme sur le tricycle italien. Un temps d’adaptation s’impose donc pour maîtriser son fonctionnement.

Un Yamaha Tricity 300 taillé pour les voies rapides

Grâce à sa large et longue selle, le Tricity est bien adapté au duo et abrite un grand coffre pour loger deux casques intégraux. Le large tablier avec un pare-brise assez haut confère une excellente protection et le plancher libère un peu plus d’espace aux jambes que sur un MP3. Spacieux, le Tricity est aussi bien équipé puisqu’il intègre en série une clef main libre, une prise 12V, un ordinateur de bord complet et un antipatinage. Ce dernier n’est toutefois guère sollicité car le petit monocylindre de 28 ch peine à propulser les 239 kg du véhicule. Faute d’être le champion des feux verts, le Tricity 300 demeure bien plus à l’aise qu’un 125 cm3 sur voie rapide où il affiche facilement ses 135 km/h au compteur (voire 148 km/h avec un vent favorable). A haute vitesse, la stabilité est de rigueur mais le freinage avec ABS manque de mordant. Autre bémol, le train avant certes tranchant mais trop rigide pour bien filtrer les petits chocs. Les amortisseurs arrière peuvent aussi se montrer rebondissants sur chaussée dégradée. Reste qu’à 7999 €, le Yamaha Tricity affiche un tarif compétitif face au Piaggio MP3 350 (8599 €). Côté consommation, nous avons enregistré une moyenne de 5 l/100 km à la pompe alors que l’ordinateur de bord indiquait 4,7 l/100 km.

cherVerdict : Moins cher, plus spacieux et mieux équipé que le Piaggio MP3 350, le Yamaha Tricity 300 arrive tard mais frappe fort même s’il aurait pu soigner davantage freinage et confort. Il mériterait aussi un peu plus de répondant moteur. Un bloc synchrone à aimants permanents lui irait comme un gant. 

Les plus :

  • Stabilité et maniabilité rassurantes
  • Équipement complet
  • Selle et coffre spacieux

Les moins :

  • Accélérations légères
  • Freinage mollasson
  • Amortissement sec

Fiche technique Yamaha Tricity 300 2020

  • Moteur : Monocylindre à refroidissement liquide
  • Cylindrée : 292 cm3
  • Puissance : 28 ch à 7250 tr/mn
  • Couple : 29 Nm à 5700 tr/mn
  • Poids tous pleins faits : 239 kg
  • Hauteur de selle : 795 mm
  • Capacité du réservoir : 13 litres
  • Consommation : 5,0 l/100 km
  • Prix : 7999 €

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