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110 km/h sur autoroute : quelles sont les chances d’adoption ?

Attention, sujet sensible. De vendredi à dimanche, la Convention Citoyenne pour le Climat se réunit pour la septième et avant-dernière fois. Cet organe de concertation inédit est composé de 150 citoyens tirés au sort. Depuis près d’un an, ils ont travaillé sur une série de mesures destinées à lutter contre le réchauffement climatique « dans un esprit de justice sociale » à l’aide d’experts. Ce week-end, les membres votent pour savoir quels chapitres ils entendent proposer à l’exécutif.

Parmi les suggestions figurent la réduction du temps de travail, l’obligation pour les propriétaires de réaliser la rénovation énergétique de leur bien immobilier, ou encore la régulation de la publicité pour les produits émetteurs de gaz à effet de serre… Mais aussi le point suivant : « Réduire la vitesse sur autoroute à 110 km/h maximum, et 100 km/h en cas de pluie ».

=> Les mesures de la Convention citoyenne sur le climat en lien avec l’automobile

Le média politique indépendant Contexte a passé au crible les 150 mesures proposées par les citoyens. Il a notamment classé leur faisabilité – eut égard au obstacles réglementaires ou électoraux – entre « réaliste », « difficile », « existe déjà ou « déjà prévu », « trop vague » et « extrêmement difficile ». C’est à cette dernière catégorie qu’appartient la réduction de la vitesse maximale sur autoroute :

« Cette mesure est celle qui a le plus clivé parmi les 150 citoyens. Ses défenseurs y voient une décision très efficace pour réduire les émissions sans toucher au porte-monnaie des automobilistes. Ses opposants craignent que l’ensemble des travaux de la Convention soit rejeté en raison de cette mesure. L’épisode de la réduction à 80 km/h des routes secondaires illustre les difficultés d’« acceptabilité » d’une telle mesure : le Premier ministre a dû s’employer durant de longs mois, face à la défiance des parlementaires, de certains ministres voire du chef de l’État, à imposer cette disposition. Celle-ci était tellement impopulaire que le gouvernement a été contraint de rétropédaler partiellement dans la loi mobilités en permettant aux présidents de département d’y déroger. Par ailleurs, la baisse de la mortalité routière constituait l’argument principal en faveur des 80 km/h. Il est beaucoup moins pertinent pour l’autoroute, où l’accidentologie est très inférieure à celle des routes secondaires et moins corrélée à la vitesse. »

=> L’article complet de Contexte (accès libre)

Photo : Fabrice Bolusset

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