Economie

Apre bataille pour Solocal et ses 3 546 salariés

Le temps presse pour Solocal. L’ex-PagesJaunes, qui revendique un effectif global de 3 546 salariés, a été durement frappé par la crise due à la pandémie de Covid-19. Le groupe a besoin d’argent frais d’ici à la mi-juin. Il a sollicité un prêt garanti par l’Etat, mais les banques ne se bousculent pas pour le lui accorder, compte tenu de l’endettement déjà très lourd qu’il supporte.

Une procédure de conciliation a été ouverte, et Solocal a lancé une recherche, ces dernières semaines, afin de trouver des apporteurs de capitaux. Selon nos informations, deux schémas sont à l’étude. L’un est très récent. Mercredi 10 juin, de source concordante, le fonds d’investissement Montefiore Investment a déposé une offre ferme pour devenir l’actionnaire majoritaire de Solocal, se proposant d’injecter jusqu’à 200 millions d’euros en capital pour soutenir le plan stratégique engagé en 2018 par la nouvelle direction, visant à bâtir « un champion français du numérique ».

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La société de gestion tricolore, créée en 2005, gère 1,1 milliard d’euros, investis dans le tour-opérateur Voyageurs du monde, le fleuriste en ligne Interflora ou le gestionnaire de noms de domaines Gandi. L’opération passerait par une augmentation de capital ouverte à tous, y compris aux salariés, qui permettrait de rembourser une partie de la dette, avec, en parallèle, des abandons de créances demandés. Solocal pèse moins de 100 millions d’euros en Bourse.

Deux handicaps

L’autre projet émane justement des créanciers. Alors que Solocal affiche une dette obligataire de 398 millions d’euros, certains porteurs ont proposé de convertir en actions un quart de cette dette et d’apporter environ 20 millions d’euros en argent frais. Une part importante de la dette obligataire de Solocal est détenue par le gestionnaire new-yorkais GoldenTree, également actionnaire de l’enseigne de prêt-à-porter Camaïeu, qui a été placée, le 26 mai, en redressement judiciaire.

Cette piste d’une prise de contrôle par les créanciers est celle qu’a retenue Technicolor, autre vieille gloire de l’économie française passée par de nombreuses vicissitudes, que le Covid-19 a également mise à genoux. L’ex-Thomson Multimedia a annoncé, jeudi 11 juin, vouloir procéder à une sauvegarde financière accélérée, afin de « faciliter la mise en œuvre d’une opération de restructuration ». Si cette opération va à son terme, Bain Capital Credit, Alcentra, Barings, ou Credit Suisse Asset Management – les créanciers de Technicolor à l’origine de ce projet, selon nos informations – pourraient devenir les principaux actionnaires du spécialiste de l’image et du son.

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