Politiques

une prime aux soignants sous conditions

“Il m’est arrivé de passer des nuits à pleurer, à masser mes patients, à prier pour eux.” Alissia Lohéac est aide-soignante à Montpellier (Hérault), mais avec la crise sanitaire liée au Covid-19, elle est venue en renfort à l’hôpital Tenon, à Paris. Elle ne pourra pas bénéficier de la prime aux soignants de 1 500 €. Pourtant, le 25 mars, Emmanuel Macron avait annoncé cette aide destinée à “l’ensemble des personnels soignants, comme l’ensemble des fonctionnaires mobilisés, afin de majorer les heures supplémentaires effectuées, et sous forme d’une prise exceptionnelle pour pouvoir accompagner financièrement cette reconnaissance”. Une reconnaissance qui se fait cependant sous conditions.

Dans le décret, publié le 14 mai et consolidé le 10 juin, il est indiqué que pour bénéficier d’une prime, les personnels hospitaliers devaient être présents au moins 30 jours entre le 1er mars et le 30 avril. Alissia, elle, est arrivée au pic de l’épidémie, le 10 avril, et elle reste mobilisée jusqu’à fin juin, sans pouvoir toucher la prime. “Au début, on annonce des choses, mais au fur et à mesure, il y a des petits astérisques qui arrivent, et au final, on se rend compte qu’on n’est jamais dans les bons critères. On a pris contact avec notre cadre supérieur qui nous a répondu clairement qu’il fallait déjà qu’on s’estime heureux, en fin de compte, de toucher plus en intérimaire qu’une infirmière titulaire”, explique-t-elle. À l’hôpital Tenon, ils sont une dizaine dans la même situation.


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