Technologie

D’anciens collaborateurs de Facebook appellent Zuckerberg à modérer les propos de Trump


Mark Zuckerberg s’enlise dans les suites de l’affaire George Floyd. Parce qu’il a refusé d’intervenir sur les propos problématiques de Donald Trump contre les manifestants qui protestaient contre les violences policières faites aux noirs, il rencontre une contestation grandissante.

Après le débrayage lundi de plusieurs centaines d’employés, c’est maintenant au tour de 33 anciens salariés d’exprimer leur désapprobation. Parmi eux, un cadre qui avait ouvert le bureau hautement stratégique de Facebook à Washington. Ces “historiques” ont signé une lettre ouverte appelant leur ex-patron à revoir sa position qu’ils estiment incohérente et dangereuse. Elles étaient là à la création de Facebook et ont participé à l’élaboration de ses règles de publication. Elles ne se reconnaissent plus aujourd’hui dans cette entreprise.

« Facebook n’a jamais été neutre »

« Aujourd’hui, les dirigeants de Facebook considèrent que la liberté d’expression lui commande de ne rien faire, ou presque, pour s’ingérer dans le discours politique ». Il y aurait un ensemble de règles à respecter pour tout un chacun auquel les politiques ne seraient pas soumis. Les signataires font pourtant observer que les propos de Trump, en plus de contenir un appel à la violence, faisaient explicitement référence à des épisodes racistes de l’histoire américaine.

« Facebook n’est pas neutre, et il ne l’a jamais été. Rendre le monde plus ouvert et connecté, renforcer les communautés, donner à chacun une voix – ce ne sont pas des idées neutres. La vérification des faits n’est pas de la censure. Signaler un appel à la violence n’est pas de l’autoritarisme », conclut la lettre ouverte publiée initialement par le New-York Times et reprise depuis par le reste de la presse américaine.

Zuckerberg se justifie auprès de ses salariés

Désireux de se justifier auprès de ses salariés, Mark Zuckerberg s’est entretenu mardi avec eux au cours d’une visioconférence retranscrite sur certains sites, comme Re/code. Il a notamment affirmé qu’il s’était longuement interrogé sur la signification des déclarations du président américain, avant de prendre la décision de ne pas intervenir.

Après avoir beaucoup consulté, il a conclu que ces propos ne constituaient pas un appel à la violence ni une sortie raciste mais une discussion sur l’usage de la force et qu’ils prédisaient que la situation allait déboucher sur de la violence sans forcément l’encourager ni la cautionner. Il a toutefois reconnu qu’il y avait probablement des efforts à faire sur la diversité des personnes qui le conseillent. Il promet également des changements dans l’organisation de Facebook, de manière à améliorer l’inclusion dans l’entreprise.

Sources : New-York Times, Re/code




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