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Obsèques de Guy Bedos : le touchant geste de Nicolas au funérarium


Nicolas Bedos est un homme en deuil. Déjà bouleversé par la mort de son parrain Jean-Loup Dabadie, il a dit adieu à son père Guy Bedos peu de temps après. L’écrivain, acteur et réalisateur lui a rendu un hommage par écrit et s’active avec ses proches pour faire de ses obsèques un moment d’émotion. Il est très attentif aux moindres détails.

Dans les pages du magazine Paris Match dans les kiosques ce 4 juin 2020, sa soeur Victoria Bedos a publié une lettre hommage à son papa et fait quelques confidences. “Nous qui pensions juste faire une petite cérémonie intime en Corse [où il avait ses habitudes de longue date, NDLR], nous voilà partis dans l’organisation de ton ultime spectacle, à l’église Saint-Germain-des-Prés, le quartier de tes débuts. Et on a le trac, je peux te dire. Depuis que tu es parti, on fait attention à tous les détails, la boule au ventre, comme ce geste bouleversant de ton fils, au funérarium, qui a desserré le noeud de ta cravate parce que c’est comme ça que tu la portais“, a-t-elle écrit, révélant le joli geste de son frère Nicolas.

C’est effectivement dans le 6e arrondissement de Paris que se dérouleront les obsèques de Guy Bedos, mort le 28 mai des suites d’une longue maladie. L’artiste, emporté à 85 ans, habitait sur l’île Saint-Louis dans la capitale, mais passait une partie de l’année en Corse. Bien que fauché” sur les dernières années de sa vie, il avait gardé le plus longtemps possible sa maison de Lumio, en Haute-Corse, non loin de Calvi. Il y recevait famille et amis célèbres. Une maison qu’il avait mise en vente à contrecoeur. Si ses obsèques se tiennent à Paris, c’est bel et bien à Lumio qu’il sera enterré lundi 8 juin 2020.

On va t’emmener où tu voulais, c’est toi qui dictes le programme, c’est toi qui conduis sans permis. D’abord à l’église Saint-Germain, tu n’étais pas très pote avec les religions, mais les églises, ça t’emballait. (…) Puis on t’envole en Corse, dans ce village qui te rendait un peu ta Méditerranée d’Alger. On va chanter avec Izia et les Tao, du Higelin, du Trenet, du Dabadie et Nougaro. On va t’faire des violons, du mélodrame a capella : faut pas mégoter son chagrin, à la sortie d’un comédien. Faut se lâcher sur les bravos et occuper chaque strapontin. C’est leur magot, c’est ton butin. D’autant que je sens que tu n’es pas loin… Tu n’es pas mort : tu dors enfin“, a écrit Nicolas Bedos dans une lettre publiée par France Inter.


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